La technocratie de Tebboune n’est pas la solution

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Une heure et demi de démagogie et de populisme. C’est à cela que se résume, hélas, la prestation médiatique du chef de l’Etat, servie hier soir, en différé, aux Algériens. Son adresse aurait plus au moins passé politiquement s’il s’était présenté en chef de gouvernement.

Contrairement aux attentes, l’homme s’est étalé en président purement technocrate. Une première dans le monde politique à ce niveau de responsabilité, et c’est ce système en panne de solutions qui l’offre. Les peuples attendent de leurs chefs d’Etat des orientations politiques, un embarquement de la nation dans des lignes stratégiques ouvreuses de perspectives civilisationnelles. Abdelamdjid Tebboune, en manque de légitimité populaire et de moyens de sa politique, n’est pas dans cette optique. Représentant un régime en faillite, il offre chaque mois un bouquet de promesses difficiles à tenir et un discours populiste qui ne trompe personne à l’ère du village planétaire.

Relever les défis, revenu comme un leitmotiv dans la prestation d’hier soir, est certes à la portée de l’Algérie, pays des mille et une potentialités. Toutefois, l’entreprise gigantesque nécessite symbiose entre le peuple et ses dirigeants, force et indépendance d’action, volonté politique et institutions légitimes. Choses qui manquent cruellement au pouvoir de fait en place.

La crise est imminemment politique. Elle appelle une solution politique que seul le peuple peut en définir les contours et les issues. Le mal est si profond qu’il ne peut se suffire de vœux aussi pieux soient-il, ni de replâtrages techniques. Et encore moins d’auto-suffisances trompeuses.

En se cramponnant aux approches purement techniques, Abdelmadjid Tebboune botte en touche et fait perdre à la nation l’opportunité historique de regagner le rail de l’indépendance politique, économique et culturelle visée par la révolution du sourire.

Il est encore temps de redémarrer le train Algérie pourvu que le pouvoir de fait accepte la défaillance, la défaite et la faillite du système en cours. Aller vers une transition politique démocratique et constituante est le seul pari gagnant-gagnant pour tous les Algériens. C’est l’unique voie de Salut pour la nation et la seule option porteuse d’espoir de changement positif. Tant que les tenants du pouvoir de fait n’y adhèrent pas, le pays restera aux portes d’un grand chambardement aux conséquences imprévisibles. Le drame est que le temps n’est pas en notre faveur et l’Histoire n’a jamais été une eau stagnante. le pouvoir de fait n’a jamais été aussi urgemment interpellé.

Moussa T.

 

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