L’année universitaire est sérieusement en danger

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La reprise tant attendue par les étudiants semble être compromise par la montée en flèche du nombre de cas contaminés. La rentrée a été programmée pour le 23 août prochain par le pouvoir illégitime paralysé devant cet état de fait, lui qui a complètement échoué dans sa mission de déconfinement, et qui vient, avec son ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, de maintenir cette date en se basant sur une feuille de route utopique.

En effet, les grandes lignes de la feuille de route dévoilées par l’Office National des Œuvres Universitaires ne peuvent en aucun cas être réalisables, mais elles sont utopiques dans le fond et dans la forme. En effet, c’est depuis plusieurs années que les étudiants protestent contre les conditions précaires et lamentables où se trouvent nos universités, que ce soit dans le volet social ou pédagogique, et qu’ils n’ont cessé de protester contre le nombre très limité de moyens de transport universitaire, de restaurants et de chambres disponibles dans les résidences où on trouve encore un système d’hébergement de 6 étudiants par chambre, sans compter le manque flagrant de salles de travaux dirigés et des laboratoires pour les travaux pratiques…
Mais ces représentants du gouvernement du fait accompli, semblent ignorer tous ces facteurs en appuyant la thèse d’une reprise avec une résidence d’une chambre à deux, un bus pour 50 étudiants, une salle pour 15 étudiants et un laboratoire pour 8 étudiants, un enseignement où la séance sera de 45 minutes pour un  travail dirigé  » T.D  » et de 1h30 pour une séance de travaux pratiques  » T.P « , sans oublier de mentionner que ceux qui ont leur planning pour le matin  » 8h00 à 12h30  » doivent automatiquement quitter les lieux du campus. D’où pourraient-ils se procurer tous ces moyens (bus, résidences, restauration… ) ?
Vit-t-on dans la même Algérie ?

Une chose est sûre, leur feuille de route sera appliquée sur mesure et sauvera les étudiants du flou de l’année blanche qu’ils encourent inéluctablement dans leur Algérie à eux, et non dans celle où nous vivons. Une aberration de plus, un échec de trop.
Or, si l’établissement enregistre un éventuel cas positif, la panique prendra la communauté universitaire et poussera un nombre important à quitter les lieux et s’abriter à la maison jusqu’à que le danger soit épargné. A-t-on pensé à tout cela ?

Les recteurs dignes de ce nom, de leur responsabilité et de leur professorat doivent sortir de leur confinement et inviter les parties composant la communauté universitaire, sans exclusion aucune, à s’attabler pour trouver les solutions et les moyens adéquats afin que les étudiants reprennent les études sereinement et sauver, du moins, ce qui reste de l’année universitaire. En ces temps de pandémie, l’université doit montrer à ceux d’en haut l’exemple d’une démocratie participative en travaillant communément pour l’Algérie de demain.

Tarik Braïk.
Etudiant à l’université de Tizi-ouzou .
Coirdinateur régional des jeunes progressistes du RCD pour la wilaya de Tizi-ouzou

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