L’heure de vérité

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Loin de toute cette «Blablaterie idéologique» qui gangrène les réseaux sociaux, l’éminent sociologue algérien Lahouari Addi, connu pour être un fin observateur de la scène politique algérienne, vient de commettre un texte où il parle du président du RCD Mohcine Belabbes. Un témoignage inédit qui bouscule les rapports entre les acteurs politiques algériens.

La portée politique de la sortie de Lahouari Addi est d’une importance capitale.

Il ne s’agit pas uniquement de l’expression d’un avis d’un sociologue sur un homme politique, mais surtout d’une reconnaissance venue de l’une des figures des élites qui portaient et portent encore les opinions chères au regretté Hocine Ait Ahmed concernant la fermeté et l’intransigeance devant l’ingérence de la junte militaire dans la sphère politique algérienne.

Cette manière sans équivoque et assumée dont Addi propulse Bellabes est une preuve tangible que le temps de la bipolarité des années quatre-vingt-dix n’est plus qu’une niche pour abriter les polémiques ou au mieux d’hypothétiques offres de service.

Un signe fort que l’avancée des Algériens vers une nouvelle ère est une réalité avérée.

Cette approche n’est en définitive que celle de la construction d’un contrat social qui débouchera sur un parachèvement de notre indépendance nationale par la mise en place des institutions issues de la souveraineté du peuple pour garantir les libertés, le progrès et le développement.

Que des élites qui se sont longtemps inscrites dans la pensée politique d’Ait Ahmed propulsent Mohcine Belabbes au rang «d’une valeur sûre pour l’avenir démocratique», cela sous-entend que l’heure de vérité a sonné et que le consensus autour d’un minimum démocratique, qui mettra en échec l’imposture qui veut la réhabilitation des composants claniques du système enclenchée à travers, entre autres, la pollution du débat national, est possible.

Cette jonction élite/hommes politiques en général et Addi/Belabbes en particulier est salvatrice pour l’instauration d’un véritable climat démocratique et d’une pratique politique autonome et déconnectée de la police politique.

Une lueur d’espoir que cette sortie de Lahouari Addi.

Moussa Nait Amara

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