Khaled Drareni, journaliste professionnel non encarté au régime

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

Ainsi, Khaled Drareni est un faux journaliste qui a interviewé l’actuel chef de l’Etat du temps où il était premier ministre. Il avait même osé mettre sous la pression des questions gênantes l’ancien premier ministre Ahmed Ouyahia, aujourd’hui en prison pour affaire de grande corruption. En plusieurs occasions, il avait passé à la moulinette des questions une flopée de ministres, d’universitaires, de hauts responsables de l’État sans qu’aucun service de sécurité ne se rende compte que tout ce beau monde avait affaire à un usurpateur de fonction. A vrai dire, Il faut être un Ammar Belhimer pour oser cette suggestion saugrenue !

La déclaration farfelue du ministère de la communication est très grave. Ammar Belhimer veut-il dire que l’Etat Algérien quelque soit le degré de légitimité de ses serviteurs avait commis la maladresse de mettre un candidat officiel à la présidence d’un pays étranger en visite à Alger face à un usurpateur ? Pourtant c’est ce journaliste brillant, qui n’en est pas un aux yeux de Belhimer, qui a eu la prouesse professionnelle d’arracher à ce candidat devenu aujourd’hui président de France l’historique aveu sur le caractère criminel de la colonisation.

N’en déplaise au ministre de la communication, ce seul coup de maitre fait de Drareni un journaliste professionnel accompli.

Puis c’est quoi cette histoire de carte professionnelle ? Toute la profession sait que cette fameuse carte a été distribuée entre 2014 et 2016 avant qu’elle ne soit plus sollicitée, suite au scandale de sa distribution tel un jeton d’entrée au bordel, aux copains et coquins qui rodaient dans la périphérie.

Le département de la communication aurait pu s’offrir un petit temps de travail sérieux pour se renseigner sur la valeur de la carte de presse dans la profession journalistique avant de dire des inepties. La présidente de la Commission de la Carte d’Identité des Journalistes Professionnels [CCIJP] en France, Bénédicte Wautelet, interrogée sur cette question, l’an dernier, a eu cette réponse qui ferme, par transposition, le bec au ministre trop bavard sur des questions qu’il ne maîtrise pas : « La carte de presse n’est pas nécessaire pour dire que l’on est journaliste. La carte de presse confère seulement un statut de journaliste professionnel, et c’est donc un outil de travail, un sésame pour entrer sur une manifestation sportive, ou dans des conférences de presse ».

Le département d’Ammar Belhimer peut tout dire, surtout que la connerie n’a pas de limites. Toutefois , il reste aux yeux du monde que Khaled Drareni, journaliste professionnel, est victime d’une lettre de cachet. Tout le reste n’est que littérature de bas fonds.

Moussa T.

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

%d blogueurs aiment cette page :