Amnesty International : « les autorités algérienne doivent mettre un terme au harcèlement des médias »

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L’ONG Amnesty International appelle les autorités algériennes à mettre un terme, sans délais, à la campagne du harcèlement des médias et des journalistes. « Les autorités algériennes doivent immédiatement mettre un terme à la campagne de plus en plus offensive de harcèlement des médias, dans le cadre de laquelle deux journalistes de premier plan ont récemment été condamnés à de lourdes peines de prison pour avoir simplement exprimé leurs opinions ou couvert des manifestations », indique l’organisation dans un communiqué rendu public.

Amnesty International rappelle que, depuis le début, en février 2019, du mouvement de protestation du Hirak, « au moins huit journalistes ont été emprisonnés en raison de leur couverture des manifestations du mouvement ou de leurs publications sur les réseaux sociaux, souvent après avoir été déclarés coupables d’accusations forgées de toutes pièces, comme « atteinte à l’intégrité du territoire national », « atteinte à la personne du président de la République » ou « incitation à un attroupement ».

L’ONG rappelle aussi que « plusieurs sites Internet d’information bien connus pour leur position critique à l’égard du gouvernement voient leur accès bloqué sur les réseaux algériens ».
«Les autorités algériennes sont prêtes à tout pour réduire au silence les voix critiques. Des journalistes ont récemment été emprisonnés pour avoir partagé des vidéos, critiqué le président et exprimé leur soutien à des mouvements de protestation », dénonce, Amna Guellali, directrice adjointe d’Amnesty International pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, citée dans la communiqué.

Rappelant les condamnations de Khaled Drareni et, tout récemment, d’Abdelkim Zeghileche, l’ONG souligne que « les autorités algériennes sont prêtes à tout pour réduire au silence les voix critiques ». Des journalistes ont récemment été emprisonnés pour avoir partagé des vidéos, critiqué le président et exprimé leur soutien à des mouvements de protestation », a déclaré Amna Guellali.

Et d’ajouter : « Tous ces journalistes sont sanctionnés pour avoir mené leur travail légitime. Au lieu de harceler les journalistes, les autorités algériennes doivent veiller à ce que tous les journalistes dans le pays puissent mener leur travail légitime sans faire l’objet d’intimidation, de harcèlement et de menaces d’arrestation ».

La responsable d’Amnesty International cite également le blocage de plusieurs sites de médias en ligne, dont Maghreb Emergent et RadioM Post. « Plusieurs autres sites Internet d’information bien connus pour leur position critique à l’égard du gouvernement voient leur accès bloqué sur les réseaux algériens. Par exemple, les sites Tout sur l’Algérie (TSA) et Interlignes sont presque systématiquement inaccessibles depuis 2019. Le site Internet d’information L’Avant-Garde Algérie est inaccessible depuis le 23 août 2020 », rappelle la même source.

Massinissa Ikhlef

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