Des personnalités de l’art et de la culture dénoncent l’emprisonnement de Drareni et révèlent : « Nous ne sommes plus en sécurité dans ce pays »

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

La condamnation arbitraire du journaliste Khaled Drareni continue de soulever des vagues d’indignation et des élans de soutien à sa cause. la dernière expression de solidarité arrive d’une centaine d’hommes et de  femmes de culture et d’art qui dénoncent le verdict, considéré comme une atteinte et une violence faites à la liberté d’expression.

« Nous artistes et acteurs actifs de la culture avons appris avec consternation le verdict condamnant Khaled Drareni à trois années de prison ferme. Nous considérons ce verdict comme une atteinte et une violence faites à la liberté d’expression qui est, comme pour la presse, la condition de notre existence en tant que travailleurs de la culture », dénonce le communiqué signé par des écrivains et artistes Algériens tels que  entre autres par Anouar Benmalek, Maïssa Bey et Amel Zen.

Les signataires de la déclaration attestent que ce verdict leur fait sentir qu’ils ne sont plus « en sécurité » dans le pays. « Ce procès arbitraire nous montre que nous ne pouvons plus jouir de nos droits et de notre liberté d’expression et d’opinion garanties par la Constitution », disent-ils.

Et d’ajouter que « Aujourd’hui, c’est aussi notre existence même, en tant qu’artistes, qui est directement menacée, mais ce sont surtout les valeurs fondamentales de l’Algérie qui sont gravement atteintes ».

« Un tel verdict ne peut être rendu au nom du peuple, en notre nom, puisqu’il est contre nous tous et contre nos droits et nos libertés fondamentales », dénoncent les artistes signataires, soulignant que « ce verdict est contre notre droit et notre devoir d’informer et d’être informés, notre droit et notre devoir de débattre, notre droit d’exprimer notre opinion et nos points de vue, notre droit de créer, notre droit d’exercer dignement nos métiers ».

« Nous retenons la date du 10 août comme un jour de deuil. Nous voulons que cette date soit oubliée par la libération inconditionnelle de Khaled Drareni et de tous les détenus d’opinions. Nous voulons vivre en sécurité et libres dans notre pays, dans un État de droit fort et pérenne », concluent les écrivains et artistes Algériens.

Arezki Lounis

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

%d blogueurs aiment cette page :