Grâce à la nature du système politique en place, la famille Gaid Salah a fait de l’État son pot de miel

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Ce lundi, la nation discute de Gaid Salah, sa famille et l’empire immobilier et économique monté au fil des prédations, rendues possible grâce au système politique Algérien qui donne, par sa nature, au plus galonné de l’armée et sa famille le droit de s’offrir toutes les corruptions. Cet intérêt du jour aux biens mal acquis par la famille de l’ancien chef d’état major est suscité par les révélations données le quotidien El Watan dans sa livraison d’aujourd’hui.

La progéniture du célébrissime chef d’état major, à l’ombre du père omniprésent et omnipotent, brassait toujours plus large. Des entreprises publiques achetées au dinar symbolique sont aussitôt revendus à des sommes colossales, des terrains à très fortes valeurs ajoutées sont acquis de façon détournée pour devenir des assiettes à des buildings et villas de luxes qu’on revend à des prix exorbitants.

Après s’être grassement nourrie de la boulangerie familiale qui assurait le pain aux casernes de l’ANP, la progéniture de Gaid Salah s’offre toutes les bonnes poches immobilières d’Annaba et d’autres wilayas. Les responsables sollicités obéissaient au doigt et à l’œil de peur de tomber en disgrâce, assure la source médiatique.

Les fils de Gaïd Salah met la main sur les biens publics en participant aux enchères de complaisance où aucun concurrent sérieux ne lève la main pour renchérir.

La saga maffieuse de la famille Gaid Salah, au delà du scandale moral et du préjudice financier et économique qu’elle a occasionné, est une interpellation des consciences citoyennes sur les dérives qu’engendre un système politique où le militaire échappe au contrôle démocratique du peuple via ses institutions civiles élues. Les enfants du général n’auraient pas fait de tout un Etat son pot de miel duquel ils se sucrent à volonté, si le pouvoir de leur père, servi par un système pourri,  ne permettait pas de faire le beau temps et le mauvais dans les institutions étatiques.

Le dossier infâme de la famille Gaid Salah est, à lui seul, une plaidoirie pour l’instauration, en toute urgence, d’un Etat civil et non militaire, réclamé chaque vendredi, depuis le 22 février 2019, par des millions d’Algériens.

Arezki Lounis

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