Le président du Mali renversé et la CEDEAO ferme ses frontières avec ce pays

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Ibrahim Boubacar Keita, président du Mali depuis 2013, ancien premier ministre, élu à deux reprises, a été contraint, hier mardi, par les militaires à démissionner de son poste, après avoir déclaré au préalable la dissolution de l’Assemblée nationale et celle de son gouvernement, dirigé par un premier ministre, Boubou Cissé.

Dans la nuit, sur les ondes de l’ORTM, la radio télévision nationale, le chef de l’Etat a remercié, donc, « le peuple malien de son accompagnement au long de ces longues années » avant d’annoncer qu’il démissionnait de toutes ses fonctions, déclarait la dissolution de l’Assemblée nationale et celle de son gouvernement, dirigé par un premier ministre, Boubou Cissé, arrêté en même temps que lui.

Ibrahim Boubacar Keita avait été arrêté par des militaires dans l’après-midi d’hier mardi, et amené, de force, dans le camp de Kati, au nord de la capitale, où avait débuté le matin même une mutinerie.

Les militaires qui ont pris le pouvoir ont promis une transition politique civile et des élections dans les plus brefs délais.

La première réaction internationale est venue de la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest (CEDEAO) qui a ordonné la fermeture de ses frontières régionales avec le Mali. Cet ensemble régional a aussi suspendu les échanges financiers avec ce pays ainsi que sa présence dans les centres décisionnaires de la communauté qui regroupe 16 membres.

Arezki Lounis

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