Le RCD à Ifri : Mohamed Labdouci règle l’horloge de la révolution du sourire sur celle du Congrès de la Soumam

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

 L’espace d’une journée très ensoleillée, Ifri -Ouazellaguen est devenue, ce 20 août 2020, la capitale de l’Algérie combattante  pour l’instauration d’un Etat de droit, des libertés, de la diversité, de la démocratie.

L’image contient peut-être : 1 personne

Le haut de la révolution Algérienne était plein comme un œuf. Tous les partis politiques engagés dans la révolution du 22 février ( RCD, PT, MDS, FFS, … etc ), toutes les figures emblématiques du Hirak à commencer par Karim Tabbou, Mustapha Bouchachi, Samir Benlarbi et Foudil Boumala et Khalti Baya ont marqué leur présence dans cette commémoration en exprimant, chacun de son coté et dans un esprit de respect des diversités, leur attachement viscéral à l’âme de la plateforme de la Soumam articulée sur les principes phares de l’Etat civil, démocratique et social, la primauté du civil sur le militaire et la primauté de l’intérieur sur l’extérieur.

L’image contient peut-être : 14 personnes, foule, texte qui dit ’OPPO P11 Pro’

Dans l’une des interventions les plus fortes de cette journée commémorative, Mohamed Labdouci, président du bureau régional du RCD, parti progressiste venu en force à Ifri, a estimé que « le congrès de la Soumam a donné une forme d’organisation à la révolution. Mais il a aussi développé une belle réflexion sur le futur de l’Etat Algérien à construire, celui de la démocratie et des libertés ».

L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes debout, foule et plein air

Pour l’orateur du RCD, « Le congrès historique a fait valoir deux primautés : celle du civil sur le militaire et celle de l’intérieur sur l’extérieur. La conviction des congressistes était que l’octroi du pouvoir aux détenteurs d’arme mène inéluctablement vers une dictature. 64 ans plus tard, nous sommes toujours face à la même problématique. Le clan d’Oujda a pris d’assaut le pouvoir avec ses chars et ses armes et il est au pouvoir à ce jour. D’où notre combat d’hier et d’aujourd’hui pour asseoir un Etat de droit et des libertés ». Dans son développement, Mohamed Labdouci a levé toutes les équivoques et les mauvaises lectures en soulignant que  « le RCD s’est toujours battu pour une armée nationale forte qui veille sur la sécurité du pays, mais une armée sous contrôle d’un gouvernement civil, du parlementaire, de l’élu et de tout ceux qui jouissent de la légitimité populaire gagnée par un processus démocratique ».

L’image contient peut-être : 15 personnes, personnes debout, foule et plein air

Le président du bureau du RCD a mis aussi l’accent sur la primauté de l’intérieur sur l’extérieur. « Un principe qui reste de mise aujourd’hui comme hier », dit l’orateur. Pour ce dernier, « les problèmes du village se règlent au village, ceux de l’Algérie trouvent leur solution en Algérie. Ils ne doivent être réglés ni à Genève, ni à Paris ni ailleurs mais en Algérie et dans les villes Algériennes ». Là encore, Mohamed Labdouci se veut franc et logique dans son analyse : « Nous saluons grandement notre diaspora à l’étranger. Elle a su porter la voix de la révolution du 22 février partout. Elle a mené et mène encore , notamment en France, un travail considérable et désintéressée qu’on ne peut que saluer et applaudir ».

L’image contient peut-être : une personne ou plus et plante

L’autre grand enseignement à tirer du congrès de la Soumam, selon Mohamed Labdouci, est cette capacité des leaders politiques et militaires de la révolution à transcender les divergences et à aplanir les différences pour converger et s’entendre sur le but suprême qu’était l’indépendance du pays. « Pour revenir à aujourd’hui, le RCD a dès février 2019  dit que le parti ne peut rien changer en solo. Il a appelé dès le départ à l’association et l’union de toutes les forces vives de la nation pour pouvoir faire tomber ce régime dictatorial. Nous avons maintes fois réitéré, et la dernière fois remonte à moins de 15 jour, la nécessité d’arriver à un compromis démocratique qui nous permettra d’ouvrir une phase de transition qui, à son tour, permettra de fonder une Algérie nouvelle , libre et démocratique basée sur la souveraineté populaire et en conformité totale avec la volonté populaire ».

Mohamed Labdouci a fini son intervention par l’appel à faire de l’esprit et le contenu du congrès de la Soumam une rampe de départ du combat pour la fondation d’un nouvel Etat basé sur fondements démocratiques, scellés et non négociables, avancés par le RCD en mars 2019 et relancés en juin 2019 dans le cadre du PAD, et pour lesquels les militantes et militants démocrates se sont toujours battus.

Arezki Lounis

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

%d blogueurs aiment cette page :