Rencontre gouvernement-walis : La ligne de défense d’Abdelmadjid Tebboune

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Le président Abdelmadjid Tebboune semble avoir trouvé sa ligne de défense pour justifier les premiers échecs de sa gouvernance. Adoptée déjà depuis plusieurs mois, sa stratégie consiste, visiblement, à désigner ceux qu’il veut faire croire qu’ils sont à l’origine de « blocage de ses décisions ».

En effet, sa prestation, aujourd’hui devant les participants à la rencontre gouvernement-walis, est révélatrice. L’homme, à la tête du pouvoir depuis le mois de décembre 2019, tente de faire croire que des individus, ou des groupes, lui mettent les bâtons dans les roues. Il les désigne par différents qualificatifs : « forces d’inertie », « bandes » et « complotistes ».

Il trouve même incompréhensible que l’opinion nationale refuse toujours de croire aux thèses avancées récemment par le pouvoir, selon lesquelles « il y a bien complot derrière les feux de forêt, les coupures d’eau et d’électricité, ainsi que la rareté des liquidités dans les postes et les banques ».

« Nous avons des preuves concrètes sur l’existence de complot. Mais les gens tentent de faire croire aux citoyens que cela n’est pas vrai », déclare-t-il dans un discours prononcé à cette occasion. Selon lui, c’est la « bande » qui continue d’agir pour tenter de « revenir avec force ».

Pour Abdelmadjid Tebboune, c’est cette même bande « qui achète des citoyens en détresse avec l’argent sale pour provoquer des troubles un peu partout dans le pays ». « Ces gens œuvrent contre la stabilité du pays, alors que 80% des Algériens sont contents de cette stabilité et du fait que l’Algérie n’a pas connu le scénario libyen ou syrien », lance-t-il.

Il ne s’est pas limité à cela. Il charge aussi des responsables locaux qui, estime-t-il, freinent l’exécution de son programme. Certains, dont des chefs de daïra et des P/APC, sont déjà limogés et sous le coup d’une enquête. D’autres, ajoute-t-il, le seront aussi pour déterminer s’ils « ne sont pas partie prenante de la contre-révolution ».

S’agit-il d’une réalité ou simplement d’une fuite en avant pour éviter d’assumer une absence de vision globale sur la gestion du pays ? En tout cas, ceux qui ont suivi son discours se posent une multitude de questions, tant que l’exécutif n’arrive toujours pas à fixer les priorités et les échéances nécessaires pour leur réalisation.

Massinissa Ikhlef

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