Revenons aux choses sérieuses

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

Le procès du journaliste Khaled Drareni, la sortie de prison des deux activistes de Timimoun Yasser Kadiri et Ahmed Sidi Moussa, ainsi que la convocation par la justice de Louisa Hanoune et Djelloul Djoudi, cadres du PT, sont intervenus pour rappeler aux adeptes de la confrontation idéologique hors-contexte que la répression, l’emprisonnement, l’instrumentalisation de la justice et l’arbitraire sont toujours des pratiques chères au système représenté depuis le simulacre électoral du 12 décembre par “la nouvelle Algérie” de Tebboune largement ménagé par les amateurs de diversion.

Ces trois événements sont aussi une occasion pour recadrer le débat et le remettre sur sa véritable trajectoire beaucoup plus rentable, qui est celle du comment reprendre les actions de la rue qui demeurent le meilleur moyen de mette de la pression sur un régime qui a décidé de se régénérer au prix du sacrifice de tout un peuple.

N’est-il pas temps d’engager des réflexions et surtout de renouer avec la coordination et les contacts inter-wilayas pour pouvoir réinvestir la rue en rangs renforcés dès que les spécialistes de la santé -seule entité en mesure de statuer sur l’état des lieux de la pandémie du COVID-19- décident de donner leur feu vert ?

Le débat doit donc porter sur l’opérationnel pour réinvestir la rue dans des conditions à la hauteur des aspirations du changement radical prôné par tout le peuple depuis 18 mois.

Les échanges et les discussions pourront s’élargir aussi sur une éventuelle ouverture des initiatives politiques déjà existantes, et pourquoi pas le lancement d’autres démarches pour mieux traduire politiquement les revendications populaires dans des projets porteurs de propositions et de mécanismes capables de renverser le rapport de force en faveur du peuple.

L’exemple des forces du pacte de l’alternative démocratique est édifiant dans ce sens. Sa préservation est le meilleur service à rendre au mouvement du 22 février.

Le fait que la couverture des assises du PAD soit reprochée par la juge à Khaled Drareni lors de son procès renseigne sur le degré de la panique du pouvoir du fait accompli devant ce compromis démocratique qui est l’un des  acquis politiques les plus significatifs de la révolution du sourire.

Le renforcement de ce genre de regroupements pour un véritable débat sur un contenu politique et social inspiré des revendications du hirak et qui s’inscrit dans l’accompagnement du peuple est une condition sine qua non pour la continuité du combat et la consécration d’un État de droit garant de la diversité algérienne.

La maturité politique des partis et autres organisations composant ce pacte rassure et permet l’espoir.

Moussa Nait Amara

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

%d blogueurs aiment cette page :