Une pancarte pour la diversion et un wali qui passe inaperçu

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La commémoration du 64ème anniversaire de la tenue du congrès de la Soummam s’est déroulée à Ifri dans une véritable communion où toutes les forces vives du pays et du camp démocratique étaient représentées.

Toutes les tendances présentes sont celles qu’on croise les vendredis et les mardis dans la rue à l’occasion des marches cycliques du hirak.
Leur présence est un acte éminemment politique qui renseigne sur leur adoption des principes démocratiques énumérés dans la plate-forme de la Soummam.

Ceci est une preuve tangible que les acteurs du hirak, qu’ils soient partis politiques, organisations des droits de l’homme, corporation d’avocats, syndicats..etc, sont instantanément dans un compromis démocratique autour des fondamentaux adoptés par les congressistes d’Ifri en 1956.

En plus d’une foule acquise dans son écrasante majorité aux idéaux démocratiques, les discours des représentants des partis politiques étaient de véritables serments et déclarations d’allégeance aux initiateurs du congrès de la Soummam.
Celui du président du bureau régional du RCD de Bejaia était un véritable trait d’union entre les objectifs du congrès de 1956 et ceux du hirak d’aujourd’hui, et surtout un éclaircissement opportun de la question des primautés.

Voila donc la réalité de ce 20 Août 2020 que certains relais directs ou indirects du pouvoir ont tenté de dissimuler derrière une pancarte isolée et insignifiante.

Les défaitistes qui ne désespèrent pas de rendre au pouvoir du fait accompli le service d’empêcher la reprise du hirak n’ont rien vu de tout cela. Il ont opté encore une fois pour la stratégie qui consiste à mettre en avant le spectre islamiste à travers cette maudite pancarte dont les promoteurs aspirent à donner plus de visibilité à une fausse présence islamiste à Ifri devant une véritable mobilisation des forces démocratiques et progressistes.

Par contre, ceux qui ont réduit la commémoration à la présence d’un slogan islamiste n’ont pas jugé utile de dénoncer la présence officielle en la personne du wali.
Le représentant du pouvoir illégitime n’a offusqué aucun donneur de leçons.

Voila donc un lapsus qui renseigne mieux sur les tenants et les aboutissants de cette volonté d’entacher le compromis démocratique réalisé de fait ce 20 Août à Ifri.

Comme quoi la contre-révolution s’exerce aussi en haut lieu d’histoire pour détourner l’avenir.

Moussa Nait Amara.

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