Condamnation de Khaled Drareni : RSF et Amnesty international dénoncent « une décision scandaleuse »

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 La condamnation, en appel, du journaliste Khaled Drareni à deux ans de prison ferme continue de susciter de vives réactions. Des organisations non-gouvernementales (ONG) dénoncent cette décision émanant « d’une justice aux ordres ».  

« La justice algérienne aux ordres croit à tort qu’il est possible de mettre un mouvement populaire dans une cocotte-minute et de fermer le couvercle », écrit Reporters sans frontières (RSF), dans un communiqué rendu public, aujourd’hui.

Selon la même source, cette condamnation venant d’une « justice aux ordres qui contribue à dégrader l’image de l’Algérie, ne fait que renforcer le statut de symbole du journaliste indépendant ».

«Le maintien en détention de Khaled est la preuve d’un enfermement du régime dans une logique de répression absurde, injuste et violente. En dissuadant la couverture journalistique du Hirak, une justice algérienne aux ordres croit à tort qu’il est possible de mettre un mouvement populaire dans une cocotte-minute et de fermer le couvercle. C’est une stratégie vaine, explosive, qui sape la légitimité de ceux qui la mettent en œuvre», affirme RSF.

Pour l’organisation, « Khaled Drareni est désormais une épine dans le pied du régime ».

Réagissant à cette nouvelle, Amna Guellali, directrice régionale adjointe pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International, condamne, elle aussi, « une parodie de justice ».

«La peine de prison infligée aujourd’hui à l’éminent journaliste Khaled Drareni est une parodie de justice dans un pays censé subir des changements politiques et des transformations à la suite de manifestations de masse », indique-elle dans un communiqué.

Selon la représentante d’Amnesty, ces peines sévères « soulignent la répression plus large des libertés dans le pays et confirment un schéma alarmant de poursuites contre des journalistes et des militants qui ont appelé à plus de démocratie et de respect de l’état de droit en Algérie ».

«Les autorités algériennes doivent libérer immédiatement et sans condition Khaled Drareni et les autres, détenus pour avoir osé documenter les violences policières et les arrestations arbitraires lors des manifestations. Il est crucial pour l’avenir des droits humains en Algérie qu’ils soient libérés», affirme-t-elle.

Massinissa Ikhlef  

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