Khaled Drareni: Teboune et Ammar Belhimer dénoncés par le comité de soutien

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Le comité de soutien au journaliste Khaled Drareni dénonce le rôle du chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, et de son ministre de la communication, Ammar Belhimer, dans sa condamnation. Dans un communiqué rendu public, ce mercredi, sous le titre “Les geôliers de Khaled Drareni devant leurs responsabilités”, le comité commence d’abord par clouer au pilori l’actuel locataire d’El Mouradia.

« Le directeur de Casbah tribune a subi un traitement spécifique. Celui d’un otage personnel de Abdelmadjid Tebboune. Le président de la République a conduit une charge personnelle contre le détenu provisoire, le 02 mai 2020 en le traitant de « Khebardji » pour justifier son incarcération le 27 mars précédent », condamne le comité dans le même communiqué.

Pour le collectif, l’appareil de la justice, la cour d’Alger, après le tribunal de Sidi M’hamed ne « s’est pas « libéré » de cet épisode unique dans les anales où un chef d’Etat se transforme en procureur général dans une affaire en cours, ajoutant une accusation inventée par son entourage et ne figurant ni dans le rapport de l’enquête préliminaire ni dans le dossier de l’instruction judiciaire ».

Le verdict connu, lit-on dans le communiqué, « a suivi le réquisitoire assumé au sommet de l’État » . « C’est un précédent d’une gravité monumentale dans la vie de la république s’agissant d’un journaliste protégé par l’article 50 de la constitution pour exercer sa mission d’information », précisent-on également.

Rappelant que les seuls faits pour lesquels Khaled Drareni est poursuivi « sont liés à l’exercice de son métier de journaliste », le comité dénonce avec force « la tentative honteuse du ministre de la communication Amar Belhimmer d’ôter à Khaled Drareni sa qualité de journaliste » .

« Notre collègue est reconnu par ses pairs, par le public algérien par les auditoires des médias étrangers, par les organisations mondiales de défense de la presse, et surtout par les centaines de milliers de manifestants du Hirak à Alger, comme un grand témoin professionnel de son temps, le cœur même de la mission de journaliste », soulignent-ils comme rappeler à Ammar Belhimer ces réalités qu’il semble vouloir nier à tout prix.

L’entêtement de l’appareil sécuritaire et du président de la république à priver khaled drareni de sa liberté pour qu’il ne témoigne plus, indique-t-on dans le même communiqué, a déclenché la plus grande compagne de soutien pour un détenu en Algérie et la plus au monde pour un détenu algérien.

Le comité, lit-on dans le communiqué, a intégré dans ses revendications la libération des autres journalistes et éditeurs de presse détenus : Abdelkrim Zeghilèche, Abdessamia abdelhai. Il se solidarise aussi avec tous les autres comités en lutte pour la libération des détenus du Hirak et des détenus d’opinion.

Massinissa Ikhlef

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