L’Armée française hostile à l’ouverture des archives sur les disparus de la Guerre d’Algérie

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

L’Armée française n’est pas d’accord pour l’ouverture des archives sur les tous disparus civils et militaires lors de la guerre d’Algérie, selon un article du journal Le Monde. Une position qui va à l’encontre des recommandations du président Emmanuel Macron qui reconnaissait, le 13 septembre 2018, la responsabilité de l’Armée française dans la disparition tragique du mathématicien Maurice Audin, en 1957 à Alger.

Le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), placé sous la tutelle de Matignon , a renforcé un aspect d’une instruction géné­rale interministérielle (IGI) datant de 2011, qui décrète que tout document frappé d’un tampon « secret­-défense » doit être soumis à une demande de levée de ce secret, docu­ment par document.

L’Armée, pour s’opposer à l’ouverture de ces archives, justifie sa position par le risque terroriste en dévoilant les plans de certains bâtiments publics et officiels.

Les histoires voient en cette position une volonté de dissimuler un pan d’histoire que certaines parties ne veulent pas assumer. En adoptant une telle posture, l’Armée fait fi de la loi de 2008 qui dispose qu’au­ delà de cinquante ans – c’est le cas de la guerre d’Algérie –, les archives sont librement accessibles à qui en fait la demande.

Chabane Bouali

 

 

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

%d blogueurs aiment cette page :