Le PAD annonce l’organisation de rencontres publiques autour des libertés fondamentales

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

Le Pacte pour l’Alternative Démocratique continue de tirer la sonnette d’alarme sur la dégradation continue de la situation économique et sociale du pays. Ce dimanche, un communiqué de ces forces progressistes pointe encore une aggravation de la situation, surtout dans les domaines de l’emploi et du pouvoir d’achat du citoyen .

Sans détours, le PAD avertit que “l’Algérie connaitra une rentrée sociale des plus difficiles de son histoire, comme le montre la double rentrée scolaire et universitaire qui se déroule dans des conditions catastrophiques ».

Par ailleurs, la cascade continue des scandales de corruption touchant la haute hiérarchie militaire (il faut relever l’élément majeur de l’actualité par sa gravité) dont certains sont en fuite à l’étranger, montre bien à quel point le système qui gangrène l’Etat, menace sa pérennité et la sécurité nationale”, relève le communiqué.

Face à ces évolutions préoccupantes, regrette le PAD, “le pouvoir marqué à l’encre indélébile par son illégitimité, s’emmure dans l’autoritarisme. Il s’obstine à nier toutes les exigences populaires exprimées par la révolution démocratique de février 2019”.

La persistance des arrestations et les lourdes condamnations qui criminalisent la pensée politique et l’acte de presse, sont pour le PAD les “meilleures preuves du désarroi du pouvoir et de son incapacité à convaincre les citoyens”.

Les forces du PAD décèlent chez le pouvoir “une volonté de détourner et confisquer, par la force et la fraude, le droit fondamental du peuple algérien à décider librement de son avenir« . Et elles en veulent pour preuve “La remise à flots d’une clientèle politique et l’octroi d’une constitution de laboratoire”.

La décision du pouvoir d’organiser un référendum sur son projet de constitution le 1er novembre fait l’objet d’une critique sévère et virulente de la part du PAD. “Le PAD considère que la démarche référendaire du 01 Novembre 2020 ne peut en aucun cas constituer une solution durable à la gravissime crise politique que vit le pays. Il refuse de s’inscrire dans la double forfaiture d’un référendum sur une constitution imposée, à fortiori le jour anniversaire du glorieux premier Novembre”, lit-on dans le communiqué.

Pour le PAD, cette démarche est “une brutale confiscation de la souveraineté du peuple qui reste déterminé à obtenir le départ du système par un processus constituant souverain à travers une transition démocratique indépendante. C’est aussi une autre usurpation irresponsable d’une date historique chère qui constitue le patrimoine mémoriel et patriotique de tout le peuple ».

Le PAD ne se limite pas à faire des constats. Il compte investir davantage le terrain politique. Via le communiqué de ce dimanche, “le PAD annonce sa volonté d’organiser des rencontres publiques autour de la problématique des libertés fondamentales – politiques ou syndicales- comme enjeux majeur de la démocratie et la citoyenneté et comme instruments indispensables à la concrétisation des objectifs démocratiques proclamés par la révolution populaire”.

Pour ces forces progressistes, “ les priorités sont ailleurs loin des soucis et soubresauts tragicomiques des alternances claniques. Elles appellent à respecter la volonté populaire exprimée depuis bientôt deux ans pour la construction d’un Etat civil, démocratique et social souverain dans lequel règnent la primauté du droit et le respect des libertés citoyennes et des droits de la personne humaine”.

 

 

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

%d blogueurs aiment cette page :