Affaire de l’enseignante de Sidi Aich : Qu’en est-il au juste ?

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Les réseaux sociaux algériens se sont enflammés pour l’affaire qui oppose une enseignante de primaire de Sidi Aich à une directrice d’un lycée d’Akfadou.

Selon l’enseignante Sonia Mahoui, l’affaire remonte au deuxième jour du bac.

La concernée raconte dans un post : “ La responsable du centre avait tenu des propos insultants à mon égard alors que l’épreuve du bac n’a même pas commencé et c’est tout à fait normal que les candidats ne soient pas à leur place , les enseignantes étaient regroupées et rigolaient entre elles. Je m’étais appuyée sur la table et ma camarade était assise sur la chaise , il y avait une distance d’ environ un mètre entre nous . La proviseure est entrée par suprise et s est acharnée contre moi .

c‘est de la sorte que le prof autoritaire traite ses élèves !!

Les enseignantes présentes se sont aussi acharnées contre moi.
La proviseure a tout fait pour m’exclure du centre d’examen et a tout fait pour que l’on corrige pas mes copies ,mais sans succès. La direction de l’éducation de Béjaïa n’ a pas accepté une telle absurdité de sa part .
Après plus d’un moi de l’incident, la proviseure a déposé une plainte à mon encontre pour les motifs suivants :
1. Port de tenue jugée indécente le 2 e jour du baccalauréat en sachant que la concernée travaille dans l’ enseignement.
2. Refus de descendre de la table , d’ enlever la casquette , insulte de la directrice en 3 langues : taghyoult, حمارة،anêsse  » ( faire le chikour quoi !), Alors que l’heure de l’examen a débuté”.

Pour Sonia Mahoui, la dame a bien réussi sa campagne de diffamation. “ Elle s’est justement servie de mon enlèvement du voile pour retourner l opinion public( l entourage enseignant/ familial) contre moi , elle m’a traité de p****( cela s appelle du harcèlement !!) . Elle a récolté 8 signatures dont 3 enseignantes présentes et 5 autres fonctionnaires présents au centre mais absents sur les lieux de l’incident”.

L’enseignante se dit “harcelée par elle et par les gens endoctrinés qu’elle a pu retourné contre moi”.

“Qand je suis partie déposer plainte au commissariat, l inspecteur de police a refusé d enregistrer ma plainte et m’a expliqué que je dois juste nier ou confirmer les dires de la plaignante”.

Un parlementaire se mêle au débat 

Alors que la toile s’enflamme en soutien pour l’enseignante, présentée comme victime d’islamisme rampant en Kabylie, le député Bràhim Bennadji entre en ligne pour apporter sa version et lecture des faits.

D’après ce député, “Après vérification auprès des services concernés et les personnes présentes à l’incident il est avéré que cette affaire n’a rien de politique ni de lutte idéologique”. 

Selon Bennadji,  » le voile islamique n’est concerné ni de prêt ni de loin dans cette altercation. La directrice n’est pas une islamiste mais bien au contraire une femme qui véhicule les idées modernistes.” 

Il affirme qu’il n’y a pas neuf plaintes contre l’enseignante mais une seule, déposée par la directrice auprès du procureur du tribunal de sidi aich pour les motifs de leur dispute .

Dans sa lancée, le député s’interroge sur les raisons qui poussent à faire de l’évènement une affaire politique et l’instrumentaliser de façon politique et idéologique alors qu’il ne s’agit, selon lui, que d’une histoire de droit commun. 

L’autre partie dont la directrice du lycée ne s’est pas encore exprimée publiquement sur l’affaire. 

Sofiane Seghir 

 

 

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