Ils rejettent la Constitution, « en raison la laïcité » : le jeu malsain des islamistes

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Les partis islamistes se démasquent l’un après l’autre. Ils confirment, ce que tout le monde savait déjà : des partis sectaires, rétrogrades et dangereux. En effet, après avoir joué, ces dernières années, la carte de l’acceptation du jeu démocratique, les formations politiques se revendiquant de cette mouvance reviennent à leur nature.

Pour eux, la lutte idéologique prime sur tout autre combat. Le changement du régime, la démocratie, l’Etat de droit sont, pour eux, au mieux des slogans qu’il faut utiliser, sans plus. En effet, la prochaine révision de la constitution, engagée par le pouvoir en place, fait sortir du bois les chantres de l’islamisme politique en Algérie.

Le MSP, Ennahda et le FJD d’Abdallah Djaballah –les plus importants représentant la mouvance égyptienne des frères musulmans- sont montés au créneau, depuis quelques jours, pour afficher leur opposition au projet du pouvoir en place.

Mais pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le souci d’instaurer la démocratie en Algérie. Leur problème, le seul et unique d’ailleurs, est le courant laïque et la langue amazighe. Ayant intégré la démarche du chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, dès le mois de janvier dernier, ces partis voient leurs calculs, apparemment complètement faussés.

Ils crient alors au scandale, tout en appelant à voter contre ce projet. Le dernier à faire ce genre d’appel est le mouvement Ennahda. Dans un communiqué rendu public, ce minuscule parti estime que le projet de la révision de la constitution répond «aux demandes d’une minorité ». Il fait allusion « aux laïcs et aux berbéristes », que son frère le MSP a nommé.

Ce dernier, comme Ennahda aujourd’hui, avait appelé samedi dernier à voter « non » lors du référendum du 1er novembre prochain. Le président du MSP, Abderrazak Makri avait appelé, lors d’une conférence de presse, « à voter carrément contre le courant Laïque ».

Pour lui, ce « dernier trouve son compte dans cette constitution ». Pour argument, celui qui a de la sympathie pour la laïcité turque, Abderrazak Makri cite « le contenu du projet concernant l’école » et Tamazight. Se mordant les doigts, le leader islamiste affirme que le projet ne reflète pas l’orientation « badissia novembaria », que leur ont miroité les militaires durant toute l’année 2019, « n’apparait pas dans ce texte ».

Le président du MSP rejoint ainsi Abdallah Djaballah, dont la haine de Tamazight et de tout ce qui s’oppose à son idéologie d’un autre âge est un secret de polichinelle. Pis encore, ces partis décrètent même « qu’ils sont majoritaires dans la société » et « qu’on veut leur imposer le choix de la minorité ».

En somme, ces partis et leurs responsables n’ont rien saisi du message du mouvement populaire du 22 février qui les a d’ailleurs chassés, à maintes reprises, de ses marches. Le changement n’aura certainement pas lieux avec un tel personnel politique dépassé par le temps et les évènements.

Massinissa Ikhlef

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