Le voile et l’assassin

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L’origine du voile islamique, quelle que soit sa compréhension, a pris naissance à Médine lorsque les femmes sortaient nuitamment pour faire leurs besoins dans les oasis, à l’abri des regards indiscrets des hommes et de leurs remarques graveleuses. Comme cela se passait généralement entre chiens et loups, les hommes, postés en des endroits stratégiques dans une perspective de rencontres libertines, ne faisaient pas la différence entre les femmes musulmanes et les autres, celles qui ne le sont pas et les esclaves, de sorte qu’ils confondaient et hélaient toutes celles qui passaient pour leur proposer des relations charnelles.

Cela n’a pas manqué d’être signalé au prophète auquel il est demandé d’exiger des musulmanes le port d’un voile pour plus de discrétion (Omar avait, ainsi, un soir interpellé Aïcha pour lui montrer qu’il l’avait reconnue) et surtout pour pouvoir les différencier des autres femmes de façon à ce qu’elles ne soient plus importunées par les apprentis séducteurs aux aguets de toute opportunité passant à leur portée.

L’origine du voile, on le voit, est donc plus triviale que spirituelle et son obligation pour les musulmanes n’a jamais été inscrite de façon explicite dans le coran.

Si les islamistes, qui poussent le pays vers une bigoterie extrême, font flèche de tout bois pour le généraliser, c’est plus pour inscrire un marqueur de leur suprématie idéologique sur la société que la recherche d’un quelconque bénéfice religieux qui n’est pas le but premier de leur agitation quotidienne.

Le fait est que, avec voile ou sans voile, leur idéologie, catalysée par un pouvoir intéressé, est tellement répandue parmi la population que cette dernière se retrouve dans sa majorité psychologiquement voilée, de l’école jusqu’à l’entreprise et aux institutions !

Le voile, ce n’est donc plus ce bout ce tissu qui escamote les formes féminines, mais tout un symbole de fermeture à la connaissance, un boisseau qui étouffe tout signe de progrès, d’intelligence, de libre-arbitre et de savoir de quelque forme qu’ils soient ! Et quelle est la meilleure cible de l’idéologie islamiste, par laquelle tout commence, sinon la femme ?

Le voile, l’assassin de Chaïma le portait lorsqu’il n’a vu en elle que cet être de seconde zone qu’il a de tout temps appris à minorer et à mépriser. Il n’a pu concevoir qu’un être inférieur puisse lui opposer refus et résistance. Son meurtre et son incinération – pour la tuer une seconde fois – ne sont que la manifestation de cette hypocrisie sociale, du laxisme de la loi et de la complicité du pouvoir qui préfère jouer avec le feu à vouloir domestiquer ces monstres en se les aliénant qu’à libérer la société dont le progrès signifie pour lui une fin de non recevoir !

Le voile, tous ceux qui ont rejeté la faute sur la jeune victime le portaient. Ceux qui culpabilisent ses parents pour avoir donné une mauvaise éducation à leur fille. Ceux qui mettent en cause son habillement ou ses fréquentations. Ceux qui ergotaient sur ce qui aurait du être fait ou pas fait pour que la victime ne tombât pas dans le piège tendu par son meurtrier. Tous ceux-là font, ouvertement pour beaucoup, hypocritement pour d’autres, appel à une morale religieuse seule susceptible, selon eux, d’éviter ces comportements déviants à la société algérienne !

Ceux-là font le jeu – consciemment ou inconsciemment, mais beaucoup d’évidence consciemment – de l’islamisme triomphant, actuellement en train de colmater toutes les brèches par lesquelles transparaissent encore quelques rayons de lumière pour le pays !

Le voile, tous ceux qui tentent de justifier l’injustifiable meurtre le portaient. En essayant de trouver des raisons ailleurs qu’en dehors de la monstruosité de l’assassin, ils participent activement au développement de la singularité islamique dont la femme est le principal ennemi qu’il faut réduire quels qu’en soient les risques encourus et les dégâts causés. Pour preuve, les femmes et fillettes voilées n’échappent pas non plus à la folie furieuse des violeurs et des pédophiles que l’idéologie dominante fabrique à tour de bras ! Peu importe le retard social et technologique accumulé, seule compte la formation d’une masse d’êtres lobotomisés et obéissants qui feront des ouailles taillables et corvéables à merci et qui ne remettront jamais en question le pouvoir ou l’autorité qui les opprime !

Le voile, ce n’est finalement rien d’autre que l’état de dégradation avancé que vit notre pays frustré de sa liberté depuis 1962. Le voile, lorsqu’il recouvre une société, l’empêche de voir toutes les lumières et la plonge dans les ténèbres les plus épaisses qui ne se dissiperont que lorsque des milliers, voire des millions de petites mains s’uniront et tireront à l’unisson sur l’épais manteau d’obscurité pour le retirer !

Mohand-Ouïdir Boumertit

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