Mohcine Belabbas : “ Le problème est dans l’impossibilité d’exercer les libertés sous ce régime ”

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En dépit de l’interdiction notifiée par le pouvoir en place, les forces du PAD ont réussi le pari d »organiser la journée dédiée à la défense des libertés et du multipartisme. Des partis politiques, des associations, des collectifs , des organisations et des personnalités nationales se sont rencontrés ce samedi au siège du MDS pour débattre des libertés et de la situation des droits de l’homme et politiques.

Prenant la parole devant l’assistance, le président du RCD, Mohcine Belabbas a dénoncé un état de république bananière où énormément de droits sont transcrits dans la loi fondamentale et les textes législatifs mais qui ne trouvent nullement de place sur le terrain d’application. Pour Mohcine Belabbas, les espaces des libertés pourtant garanties par la loi ne cessent de se rétrécir et à une vitesse vertigineuse depuis quelques mois. L’heure est à la criminalisation du droit de circulation. « Maintenant on assiste à l’interdiction de s’attabler dans un café ou de trainer son pas près de la grande poste », fait remarquer l’orateur avant d’assurer que personne ne pourra lui soustraire le droit de s’exprimer et d’exposer ses opinions.

Pour ce qui est de la presse, Mohcine Belabbas relève que l’Algérie n’a plus de presse publique. Toutes les chaines de télévisions dites jadis publiques, sensées un service public, sont devenues des chaines gouvernementales qui servent exclusivement la propagande du régime. Pire que ça, les chaines privées se sont muées en chaines pro-gouvernementales qui rament dans le même sens.

L’état d’évolution que connait la révolution de février 2019 est semblable à celui de celle de novembre 1954. Malgré quelques fluctuations enregistrées durant la guerre de libération, la révolution a fini par triomphé. Il sera de même pour cette révolution présente, pourvu qu’on garde le cap et se dire que la cause noble défendue ne se gagne pas en une journée ou une nuit, selon les propos de Mohcine Belabbas.

Le président du RCD n’a pas omis de qualifier le processus politique engagé par le pouvoir d’un aller simple vers la concentration de tous les pouvoirs entre les mains d’un chef de l’État qui n’est, en fait, qu’une simple potiche.

Arezki Lounis

 

 

 

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