Tizi-ouzou : Deux avocats empêchés de rejoindre Alger pour défendre leur client

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

 

Grave dérapage policier celui qui s’est produit hier à Tizi-ouzou. Deux avocats du barreau de Tizi-Ouzou ont subi “un harcèlement digne des pratiques de la Gestapo”, selon l’expression utilisée dans un communiqué rendu public par maitre Kader Houali et Sofiance Dekkal puisque c’est d’eux qu’il s’agit.

Les deux avocats ont exposé les faits dans le detail pour informer l’opinion publique de cette gravissime atteinte au droit de la défense.

“Après le mandat d’arrêt émis contre le militant Lounes Hamzi et son placement en garde à vue dans les locaux de la brigade de gendarmerie de la ville de Tizi Ouzou, nous nous sommes présentés, ce matin, au niveau du tribunal de la même ville pour en savoir plus sur les chefs d’inculpation retenus contre notre client et assurer sa défense par conséquent, car il devait être présenté devant le procureur. Un dispositif sécuritaire impressionnant a été placé aux alentours du tribunal. Après une longue attente, le procureur nous a informé que notre client est transféré au tribunal de Sidi Mhemed, tribunal qui a émis le mandat d’arrêt. À l’extérieur du tribunal, les membres de sa famille et ses quelques amis venus le soutenir, étaient embarqués par des policiers vers le commissariat. Ils seront relâchés l’après-midi. Nous, qui devons défendre notre client, avons décidé de prendre la route d’Alger en direction du tribunal de Sidi M’hamed. À la sortie de la ville, nous nous sommes rendus compte que nous étions pris en filature par une voiture banalisée, une Polo blanche. À la sortie de la ville de DBK à quelques encablures du barrage fixe de Tadmait, le chauffeur du véhicule qui nous filait, nous faisait des rappels de phares nous demandant de stationner avec insistance.
Nous obtempérons sans brancher, ayant pris connaissance que c’était des flics en civil.
Deux personnes descendent du véhicule et nous demandent sèchement de rebrousser chemin sans nous décliner les raisons de cette outrageante directive, malgré notre insistance. « Vous n’allez pas rentrer à Alger, et si vous entêtez d’y aller, vous assumez vos responsabilités », nous a lâché un des flics. Une mise en garde aux allures d’une menace sérieuse”, lit-on dans le communiqué des deux avocats.

Maitre Houali et maitre Dekkal ont précisé qu’ils ont informé le bâtonnier de Tizi-Ouzou sur “ces intimidations” qu’ils ont “subi dans l’exercice de (leur) fonction”.

Comme il ont tenu le pouvoir pour responsable quant à tout malheur qui puisse (leur) arriver.

Moussa N.A

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

%d blogueurs aiment cette page :