Jeunesse Progressiste du RCD : « La rupture avec ce régime est consommée »

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Le bureau national des jeunes progressistes du RCD charge lourdement le pouvoir en place en le rendant coupable de tout le malheur que vit la jeunesse Algérienne. « Segment vulnérable, la jeunesse se retrouve dans une impasse multidimensionnelle, en conséquence d’une gestion catastrophique des affaires du pays depuis l’indépendance », dit le communiqué de cette instance dédiée à la jeunesse.

Dans un réquisitoire très sévère dressé à la fin de la réunion présidée par Mahmoud Bougheriou, les JP soulignent que « le répit dans la harga, au début de la révolte de février 2019, n’a duré que le temps de la mobilisation contre l’autoritarisme. Le phénomène est de retour à la faveur de la situation pandémique qui a replongée le pays dans la confiscation des libertés ». Du coup, le constat qui en découle est amer : « Mettre en péril sa vie pour quitter la « nouvelle Algérie » du même pouvoir résume l’échec cinglant du système qui nous oppresse ».

Le régime, aux yeux de la jeunesse progressiste du RCD, est mis à nu par « la non gestion, l’anarchie et l’ “à peu-prisme” du gouvernement dans ses prises de décisions pour “lutter” contre les conséquences de la propagation du virus Corona ».

Sur le plan politique, certains arbitraires du pouvoir en place sont sériés et rappelés. « Les tenants du pouvoir continuent l’œuvre de leurs prédécesseurs. L’acharnement contre toute voix discordante et l’instrumentalisation de toutes les institutions de l’Etat en faveur du pouvoir, en particulier celle judiciaire et sécuritaire, sont dénoncés y compris par les instances internationales. Arrestations arbitraires et condamnations sans fondement de citoyens, répression et menaces contre les militants et journalistes meublent le quotidien de la vie nationale. Les Jeunes Progressistes du RCD condamnent cette politique et affirment la solidarité avec les victimes de ces pratiques. Ils dénoncent en particulier la cabale menée contre le président du RCD, Mohcine Belabbas », écrit l’instance du RCD dédiée à la jeunesse.

Faisant l’examen critique de la rentrée universitaire, les JP-RCD estime qu’après un mois de la réouverture des universités, « l’alarme est déjà tirée ». « En effet, les étudiants sont obligés de rattraper le programme d’un semestre voir deux en une période ne dépassant pas les deux semaines. Pour ce faire, la tutelle n’a pas trouvé mieux que de réduire voir annuler complètement des cours et des modules essentiels pour les cursus », fait remarquer le communiqué, avant d’alerter que « la façon d’organiser la reprise en ces moments de pandémie sans aucun respect des mesures adéquates pour la lutte contre le virus, le manque terrible de moyens et leur non mise à la disposition des établissements universitaires par la tutelle peuvent constituer un grand danger sur la santé des étudiants et devenir une source de propagation du virus dans les populations ».

La jeunesse progressiste du RCD s’est, enfin, « du sursaut de dignité et du degré de maturité de la jeunesse qui a joué un rôle déterminant dans le rejet pacifique de la supercherie référendaire de Teboune », avant d’appeler « à la vigilance dans la poursuite de la lutte » car pour, cette jeunesse progressiste « la rupture avec ce régime est consommée, l’impératif d’un changement est là, une période de transition démocratique s’impose pour garantir l’expression de la souveraineté du peuple et un nouveau départ pour l’Algérie ».

Nadia Mehir

 

 

 

 

 

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