Après deux mois d’absence : Tebboune réapparaît essoufflé

Après deux mois d’absence, le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune a enfin réapparu sur les écrans. Mais c’est un homme sérieusement terrassé par les effets de la maladie que les Algériens ont revu.

L’équipe audiovisuelle dépêchée en Allemagne ramener les images vivantes du chef de l’Etat s’est gardée de ne pas filmer quelques séquences de Tebboune debout et marchant sur ses pieds. Au stade où en est la rumeur et l’extrapolation sur son état de santé, quelques images rassurantes n’auraient tué personne. Sauf si on cache quelque chose ou on compte diffuser plus d’images dans les heures à venir.

Abdelmadjid Tebboune s’est adressé au peuple Algérien, d’une voie essoufflée. Incapable peut-être de tenir le rythme longtemps, il a abordé plusieurs sujets d’une traite et avec une légèreté déconcertante, notamment sa position sur les derniers développements régionaux qui intéressent au premier plan l’Algérie. Dire que l’Algérie demeure forte est un slogan qui, seul, ne paie plus de nos jours. 

Dans sa brève allocution, il a surtout mis l’accent sur l’urgence d’aller aux élections législatives et locales anticipées. Comme si le nœud central de la crise multidimensionnelle que vit le pays est dans le renouvellement en urgence de ces institutions. 

Chose relevée : Abdelmadjid Tebboune n’a pas soufflé mot sur son échec cuisant à faire adhérer le peuple Algérien à son projet politique central qu’était l’amendement constitutionnel.

Pour son retour au pays, Abdelmadjid Tebboune le présume dans deux à trois semaines. 

Arezki Lounis 

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