Décès des comédiens Anissa Gadiri Thiziri et Mohamed Djouhri : Deux figures marquantes du petit écran

 

Triste décembre où la scène culturelle algérienne perd deux de ses figures artistiques : la comédienne Anissa Thiziri Gadiri et le comédien Mohamed Djouhri.

Malade depuis de longs mois, Anissa Thiziri Gadiri est décédée le 3 décembre à Alger, laissant des proches et des collègues éplorés par cette douloureuse perte. La défunte laisse derrière elle une longue et riche carrière ponctuée de haltes artistiques qui sont autant de représentations de son grand talent.

Hier, vendredi à 17h, le comédien Mohamed Djouhri a lui aussi tiré sa révérence, des suites d’une crise cardiaque.

Héritier de l’une des plus grandes familles de boxeurs en Algérie -les sept frères Jury- (Jury étant la prononciation anglophone de Djouhri) et lui-même boxeur, Mohamed Djouhri, l’enfant prodige d’El-Harrach, quitte l’Algérie à l’âge de 19 ans pour s’installer en région parisienne.

Vivant de la boxe durant les premières années, il finit par mettre fin à cette carrière pour en tenter une autre : celle de comédien, en faisant ses débuts dans « Elise ou la vraie vie » de Michel Drach.

Un tout petit rôle qui n’aura pas grande incidence sur sa carrière. S’en suit une traversée du désert, avant qu’il renoue, 10 ans plus tard, avec un petit rôle dans le court métrage « Rue Tartarin » d’Okacha Touita. Malgré le succès du film, il fait une retraversée du désert.

Suite à des drames familiaux (décès de son frère, de son père ensuite de sa mère), il décide rentrer en Algérie pour s’occuper de ses proches.

Là, les opportunités seront au rendez-vous puisqu’il va enchaîner les rôles, jouant notamment dans « Hors-la-loi », de Rachid Bouchareb, « Mon colonel » de Laurent Harbiet, « Nuit d’Arabie » de Paul Kieffer, « Les Terrasses » de Merzak Allouache, « J’ai 50 ans » de Djamel Azizi, « Jours de cendre » et « Al Achiq » de Amar Sifodil, « En attendant les hirondelles » de Karim Moussaoui…

Kahina A.

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