Loi sur la presse électronique publiée : volonté manifeste de pacification s’en dégage

Le journal officiel a enfin publié le texte relatif à la la presse électronique cher au ministre de la communication, Amar Belhimer. Un texte à mille lieues de ce qu’espère la corporation et la société du deuxième millénaire et qui dégage une volonté manifeste de la contrôler et la pacifier. 

Le texte défendu mordicus par Amar Belhimer limite l’audience de la presse électronique en imposant l’extension .dz à tous les sites d’information algériens, une première dans un monde où l’extension est laissée au libre choix des propriétaires. 

Autre tracasserie, la loi sur la presse électronique empêche les gérants directeurs de publication d’avoir plus d’un site, ce qui représente un frein incompréhensible à l’investissement et à la diversification. Le législateur aurait pu au moins limité la possession de site par thématique.

Le texte de loi publié pèche par une terminologie inadéquate et incompatible avec l’esprit de la loi sur l’information. Dans ce nouveau texte, la diffamation, l’outrage et l’insulte sont qualifiés de crimes alors que dans la loi sur l’information, ils ne sont que délits.

Comme pour la presse écrite , cette nouvelle loi bute sur l’ absence d’instance prévue pour sa mise en pratique. L’enregistrement du site et son autorisation sont subordonnés à un avis favorable de l’autorité chargée de la presse électronique qui n’existe pas encore. La mise en place ultérieure de cette instance doit faire, en principe juridique, l’objet d’une loi organique qui détermine sa composante, les modalités de nomination ou d’élection de ses membres et ses prérogatives légales. D’ici là, le pouvoir donne aux sites existants une année pour se conformer.

Arezki Lounis 

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