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Moins de deux mois après avoir promis une aide, F. A. A. dirige L’ENIEM vers l’endettement bancaire

À défaut d’un plan d’aide gouvernementale au fleuron national de l’électroménager ENIEM, le ministre de l’industrie Ferhat Ait Ali Brahem, répondant aux questions orales des parlementaires, montre aux dirigeants de l’entreprise la voie classique de l’endettement bancaire.

Le moins que l’on puisse dire est qu’on est loin des assurances avancées, le début d’octobre dernier, aux 1700 travailleurs de cette entreprise. Lors de sa visite à L’ENIEM, Ferhat Ait Ali avait promis l’aide de l’Etat du moment que l’entreprise répond largement aux critères d’intégration du produit national.

« L’Etat compte apporter son soutien à toutes les entreprises, publiques et privées, qui s’inscrivent dans cette nouvelle politique, et j’ai vu les capacités d’intégration, et j’ai constaté qu’à l’Eniem, comme à l’ex-Enel et à l’Enie de Bel-Abbès, certains produits peuvent arriver à 80% d’intégration, et nous allons essayer d’en faire les pilotes de la politique d’intégration, et ce, même s’il reste à ces entreprises à faire une restructuration interne, une révision de leurs modes de gestion et même leurs relations de travail avec les partenaires sociaux », a-t-il dit en marge de sa visite.

Après avoir promis un crédit de 1,5 à 2 milliards de Dinars comme complément du 1,1 milliard débloqué par la BEA le mois de février passé, le gouvernement semble faire marche arrière. Même le dossier déposé au près du CPE n’a pas connu de suite. 

Pire encore, « un lot de marchandises importé par l’entreprise se trouvant bloqué au niveau des douanes en raison de l’absence d’autorisation d’importation et d’exploitation de la matière première en CKD/SKD. », révèle le PDG de l’entreprise. 

Si l’on se fie aux déclarations du premier responsable de l’ENIEM, le gros problème ne réside pas dans la trésorerie mais dans les complications apportées par le nouveau cahier des charges mis en route par l’actuel ministre de l’industrie et qui ne prend pas en considération la situation des entreprises nationales telles que l’ENIEM.

Les travailleurs de L’ENIEM ne comptent pas se laisser sacrifiés sur l’autel d’une faillite globale du gouvernement à trouver un plan de relance des entreprises publiques. Il y a trois jours, ils l’ont fait savoir via une marche vers la wilaya.

Ils pointent aussi du doigt le PDG de l’entreprise qui aurait, selon certains syndicalistes, par la gestion solitaire de la crise. 

Sofiane Seghir 

 

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