Tebboune et les élections de l’après-constitution

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Au delà de son état de santé qui nous rappelle le triste épisode d’un Bouteflika au Val de Grâce mais dans un décor Allemand beaucoup plus professionnel, la brève apparition du chef de L’État Tebboune est destinée, encore une fois, à la consommation de l’opinion publique, mais aussi et surtout à se précipiter dans la lignée d’un autre simulacre électoral qui confirme l’agenda du pouvoir de fait.

Tebboune a parlé de l’installation d’une commission qui va réviser la loi électorale dans un délai de 10 à 15 jours pour aller aux élections « d’après-constitition ».

De quelles élections s’agit-il ?
Pourquoi Tebboune n’ose pas se prononcer sur la nature de ces élections?

Des questions légitimes qui confirment, selon plusieurs observateurs avertis, la cacophonie et la décomposition qui règnent à très haut niveau de L’État.

Un chef d’État essoufflé qui n’arrive pas à prononcer un discours de 4 minutes, pourrait-il être à la hauteur des défis exigés par la conjoncture actuelle, et sur le front intérieur et sur celui extérieur?

Le médecin qui va signer la reprise de travail d’un homme aussi malade devrait penser, avant de refaire l’acte irresponsable commis par ses confrères lors des derniers mandats de Bouteflika, à l’éthique de sa noble profession mais aussi à l’avenir de ce cher pays.

Sinon pour l’énième révision annoncée,
Il est temps pour ce système agonisant de comprendre que la gestion d’un État est beaucoup plus noble et complexe pour la réduire à des opérations successives de fraudes électorales.

Seule une transition démocratique à travers un processus constituant, loin du bricolage et l’effet d’annonce (y compris dans le domaine très sensible de la sécurité nationale), pourrait assurer un avenir prospère pour notre pays.

Moussa Nait Amara

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