Twala, Casbah Tribune, Tariq News : Plusieurs sites censurés en Algérie

 

La liste des journaux électroniques censurés s’allonge. Après TSA, Interlignes, Maghreb Emergent et Radio M qui ne sont accessibles que via l’application VPN depuis des mois, d’autres titres font, depuis aujourd’hui, l’objet du blocage.

Il s’agit du nouveau journal Twala, Tariq News et Casbah Tribune du journaliste emprisonné, Khaled Drareni. En effet, le journal en ligne twala.info affirme être « censuré en Algérie depuis mercredi 2 décembre en matinée ». «

Plusieurs lecteurs nous ont indiqué qu’ils ne peuvent plus accéder au site de Twala à partir des trois réseaux mobiles et de l’ADSL. L’équipe de Twala confirme ce blocage dont nous ignorons le prétexte. Le journal n’en a jamais été́ informé », indique Twala dans un communiqué.

Le journal dénonce, selon le communiqué, « vigoureusement cette censure arbitraire qui a touché d’autres médias algériens ces dernières années ». « C’est une atteinte à la liberté́ de la presse et à la liberté́ d’informer en Algérie », condamne l’équipe du site qui rappelle que « depuis son lancement le 15 octobre 2020, Twala a publié de nombreux reportages, des enquêtes, des podcasts, des analyses et des entretiens ».

« Nos contenus ont été́ largement appréciés par nos lecteurs. Les nombreux retours reçus de la part de notre lectorat et de nos pairs nous confortent dans l’idée que nous sommes en train d’accomplir la mission que nous nous sommes donnée : celle de produire un journalisme de qualité́ et indépendant », ajoute-t-on, rappelons que « le site reste accessible grâce à la technologie VPN ».

« Malgré́ cette censure, l’équipe Twala poursuivra son travail et continuera à améliorer son offre éditoriale afin de proposer un contenu de qualité́ à ses lecteurs », souligne le journal. Comme Twala, le site de Casbah Tribune affirme aussi « être censuré ». Le site n’est accessible qu’avec l’application VPN. Qui a décidé de censurer cette masse de journaux électroniques ? Pourquoi ?
La réponse ne viendra, sans doute, jamais des autorités qui risquent de démentir, à nouveau, cette censure, comme l’avait fait auparavant le ministre de la Communication Ammar Belhimer pour justifier les blocages de TSA, Interlignes et Maghreb Emergent.

Massinissa Ikhlef 

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