Un pouvoir illégitime ne peut pas être crédible à l’international

 

Les derniers développements géostratégiques au niveau du sous-continent Nord-Africain ont fini par présenter le pouvoir d’Alger sous sa vraie dimension : un ballon de baudruche qui ne cesse de se dégonfler. Et c’est pas par gaieté de cœur que nous relevons cette faillite d’un pays qui, jadis, organisait les grandes conférences internationales telle que la 4ème conférence des pays non-alignés de 1973.

Il faut le souligner : Chez ce pouvoir de fait, la diplomatie semble rentrer en léthargie. Il n’y a ni argument politique ni argument économique pour défendre les intérêts du pays dans le concert des nations.

Le génie de la nouvelle Algérie est concentré sur les méthodes et les moyens de casser la révolution populaire pacifique.

Dans son dernier numéro, la revue El Djeich a dit que la sécurité nationale est menacée, chose qui n’est pas fausse.
Mais la revue du commandement militaire ne développe pas les raisons qui ont abouti à cette situation catastrophique qui a mis à mal la diplomatie algérienne et l’image du pays.

Le pouvoir du fait accompli, très occupé par la contre-révolution et la répression du peuple algérien, a oublié que dans le domaine géostratégique, la présence et l’efficacité au niveau international doivent être continuelles.

Au moment où le pouvoir algérien est totalement absorbé par la sinistre tâche de traquer des jeunes en quête de liberté et de démocratie, le Maroc faisait avancer sa cause dans le concert des nations.

L’Algérie officielle excelait dans des stratagèmes du genre zéro Kabyle, Zouave et l’interdiction du drapeau Amazigh, lorsque le royaume Cherifien préparait le terrain au niveau international pour avoir le dessus sur la question du Sahara occidental. Et le résultat des courses ne pouvait être que sinistre.

L’incompétence et la médiocrité qui règnent à tous les niveaux des instances de la nouvelle Algérie, mais aussi et surtout l’illégitimité du pouvoir et l’absence de la souveraineté populaire ont fait perdre au pays sa finesse diplomatique.

Les conséquences de cet amateurisme géostratégique seront catastrophiques pour la sécurité nationale, et le pouvoir en est le seul responsable.

Il ne peut y avoir qu’une seule alternative pour remédier à ces dégâts diplomatiques.

Il est plus que jamais urgent de répondre aux revendications légitimes du peuple et d’aller vers une transition démocratique à travers un processus constituant pour instaurer un État de droit capable de gagner sa place, avec respect, dans l’échiquier politique mondial.

Moussa Nait Amara

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