Une diplomatie couscoussière dans des républiques bananières

 

 

Le couscous vient d’entrer au patrimoine immatériel de l’UNESCO, voici une victoire pour la culture Nord-africaine au niveau international.

Cette reconnaissance a été rendue possible grâce à un dossier porté en commun par l’Algérie, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie.

Il est important de retenir le mot « Commun » qui est certainement la clé de l’aboutissement de ce projet et le secret de son impact au niveau des instances de cette organisation mondiale.

Il a fallu donc se réunir autour d’un couscous pour réaliser une prouesse au niveau diplomatique pour l’ensemble de l’Afrique du Nord.
Voilà toute la symbolique qu’il faut méditer.

Les pays qui composent cette zone névralgique qui est le sous-continent Nord-africain ont démontré, à travers le couscous, qu’ils peuvent bien réussir dans le cas où la condition de l’union est remplie.

N’est-il pas donc temps de dépasser la diplomatie couscousière et passer aux choses sérieuses pour défendre dans l’unité d’action cette région et la faire sortir de sa léthargie?

Mais pour aboutir à un tel exploit, il faudrait d’abord passer du stade de républiques et monarchies bananières à celui d’État de droit fondés sur les principes démocratiques dans le respect de la souveraineté populaire.

Mais il faut aussi, au niveau socioéconomique, démocratiser le couscous à la viande.

Moussa Nait Amara

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