Voici de quoi charge Bahaa eddine Tliba les enfants du Général Gaïd Salah

 

L’implication des enfants de l’ancien chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah, dans des affaires de corruption et abus d’autorité revient à nouveau au devant de la scène. Cette fois-ci, c’est un proche de cette famille qui décide de balancer tout.
Il s’agit de l’ancien député du FLN pour la circonscription électorale d’Annaba, Baha Eddine Tliba, qui se trouve actuellement en prison où il purge une peine d’emprisonnement.
Ce dernier cite nommément, dans une requête adressée au procureur de la République près la Cour de justice d’Alger, les quatre fils de Gaïd Salah, Mourad, Boumediene, Hichem, Adel ainsi que leur beau frère A. Abdelmalek.

Dans sa missive de dénonciation, Bahaa Eddine Tliba énumère une série de forfaits aussi graves les uns que les autres. Des sommes d’argent et des projets difficilement quantifiables reçus en moins de trois ans et qui se chiffrent en centaines de milliards, chantage sur des hommes d’affaires et menaces d’emprisonnement en faisant pression sur le procureur de la République, détournement de devises à l’étranger en passant par le salon d’honneur de l’aéroport d’Annaba, détournement de biens immobiliers publics à profit personnel, détournement de terres agricoles et espaces verts pour y construire des promotions immobilières, port sec qui ne répond pas aux normes et obtenu de façon illégale, revenus publicitaires gigantesques au profit d’un journal local, blanchiment d’argent dans le cadre d’une bande criminelle organisée, des biens immobiliers à l’étranger, des contrats douteux…, sont une partie des charges notées par l’ancien député d’Annaba contre les proches du défunt Général.

La requête en question, rapporte le site du quotidien El Watan, a été déposée par l’un des avocats de l’ex-député, en l’occurrence Me Amrani Chemseddine.
Selon ce dernier, la loi permet au dénonciateur, même s’il en prison, de dénoncer des faits de corruption.

« Même s’il est en prison, notre mandant s’est mis au service de la justice à l’ère de la nouvelle Algérie pour dénoncer les malversations et la richesse d’origine douteuse d’un groupe composé des membres d’une même famille. Eu égard de son statut, il détient des preuves irréfutables et vérifiables sur les pratiques de ce réseau qu’il compte mettre à la disposition de la justice », explique l’avocat.

La justice donnera-t-elle suite à cette action ? Wait and see.

Pour rappel, le quotidien El Watan avait fait, en août dernier, un article sur les biens des enfants de Gaïd Salah. Mais la justice n’a pas branché. Pis, elle donne suite à une action intentée par deux des enfants de Gaïd Salah contre le quotidien en question.

Un procès a eu lieu, en octobre dernier, mais le juge a décidé de demander un complément d’informations. Mais pas sur les faits cités dans l’article en question. Le juge voulait connaître l’identité de l’auteur de cet article.

Massinissa Ikhlef 

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