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Au village de Rachid Tigziri : Mohcine Belabbas dit les vérités amères

Hier vendredi, à l’occasion de la commémoration du 27eme anniversaire de l’assassinat du cadre national du RCD, Rachid Tigziri, le président du parti progressiste, Mohcine Belabbas, s’est confessé à la famille du martyr, à la population du village de Boudafal et des centaines de personnes présentes. Avec des mots simples, un cœur ouvert et une sincérité sans faille, il a vidé le sac et dit les vérités amères, difficiles à prononcer sans le courage de dire qui caractérise le parler franc de Mohcine Belabbas.

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Mohcine Belabbas a, d’entame, reconnu en tant que premier responsable du RCD, qu’il est tout de même regrettable et triste de ne pas connaitre l’essentiel du parcours militant de Rachid Tigziri, cadre national du parti, et qu’il a fallu attendre 2019 pour tomber par hasard sur la contribution d’Amar Mezdad qui reprend l’essentiel de son biographie, pour avoir une idée plus ou moins précise de sa vie riche en événements, en combats et en sacrifices.

Le président du RCD s’est avoué gêné devant la famille Tigziri et ses proches , du fait que le parti a depuis l’assassinat de Rachid en 1994, n’a pas daigné lui rendre l’hommage qu’il faut ou du moins venir se recueillir sur sa tombe. « Il est temps de redorer la mémoire de nos cadres et militants qui ont tant donné au parti, à la démocratie et au pays. C’est de notre devoir d’évacuer la culture de l’oubli et de la négligence de notre mémoire commune. Nos militants disparus doivent être parmi nous, tout le temps », dit-il avec émotion.

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Mohcine Belabbas se dit favorable à la politique de “ justice et vérité ” et ouvrir des instructions judiciaires pour déterminer exactement les circonstances de l’assassinat de Rachid Tigziri et les autres victimes tombées durant la décennie noire.  Pour lui, il est facile de se suffire d’une condoléance, d’un communiqué de soutien, d’une condamnation verbale ou d’une commémoration mais qu’en est-il des familles des victimes ? N’ont-ils pas droit à la vérité, toute la vérité, pour pouvoir faire réellement le deuil ? 

Mohcine Belabbas a reconnu que le RCD a failli dès le début à son devoir de mémoire envers ses militants disparus. A Boudafal, village de Tigziri, il a préféré crever l’abcès et demander des excuses. Il a exhorté les anciens de livrer des témoignages sur le passé militant des uns et des autres pour perpétuer la mémoire et permettre aux jeunes générations de connaitre l’Histoire.

Peut être une image de 6 personnes, personnes debout, plein air et foule

A la fin de son intervention, Mohcine Belabbas a invité la famille Tigziri et les habitants du village à penser dans le sens de créer une association ou une fondation qui se chargera de faire vivre la mémoire de Rachid Tigziri. Le RCD sera là pour apporter son soutien et son aide, dit-il.

Sofiane Seghir

 

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