Nouvelles concessions automobiles : Pourquoi protège-t-on les noms des bénéficiaires ?

Sous l’étendard de  « « la nouvelle Algérie  », marquée essentiellement par les atteintes aux droits de l’homme et la profusion de promesses à tout va non tenues, on aura tout vu.

Dernière trouvaille du pouvoir de fait, la classification de décisions gouvernementales qui concernent directement la vie économique nationale de secret professionnel sur lequel le peuple n’a pas le droit de regard.

En effet, le ministère de l’industrie, drivé par Ferhat Ait Ali Brahem, annonce l’octroi d’autorisation d’importation de véhicules neufs à 4 concessionnaires parmi 9 prétendants tout en refusant d’informer le peuple Algérien sur l’identité des heureux élus. Le ministère de l’industrie évoque un devoir de garder le secret professionnel ( sic).

Personne ne comprend cette opacité adoptée par le gouvernement dans la gestion de ce dossier. Les explications fournies par le ministère de l’industrie ne tiennent pas du tout la route car la divulgation des noms des personnes choisies pour assurer l’approvisionnement du pays en véhicules neufs ne viole aucunement le secret professionnel.

Il n’est pas question, dans ce cas, d’étaler les données et le détail des offres contenues dans les dossiers déposés mais de permettre aux Algériens de connaître l’identité des prétendants et les heureux bénéficiaires de l’autorisation d’importation. Mieux encore, la publication des détails de l’offre des uns et des autres permettra aux concurrents d’affiner leurs offres et de les rendre plus concurrentielles. Couver sur les offres des heureux élus reviendrait à les protéger de la concurrence bénéfique, au demeurant, au pays et au trésor public.

Il ne s’agit pas là d’un souci de transparence et de création d’un climat de concurrence et d’équité. Cette exigence d’un maximum de transparence est plus que requise surtout que le gouvernement chargé de gérer ce dossier n’est pas légitime, ne bénéficie d’aucune confiance populaire et émane d’un pouvoir politique illégitime. 

Arezki Lounis 

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