Que 2021 soit l’année du retour à la raison !

L’année 2020 a plié bagages laissant l’Algérie et le monde devant ses responsabilités. Et quoiqu’on imprime comme sentiments sur cette année écoulée, au vu des drames qui l’ont traversée, il reste qu’elle a le mérite de dévoiler le monde  empêtré dans sa faillite morale et géré par un système de gouvernance et de vie fait essentiellement de pacotille, de slogans creux et de fausses noblesses.

L’Algérie, puisque c’est le pays qui nous importe le plus, est un cas qui concentre l’essentiel des tares que l’année 2020 donnait à voir et à lire.

Le silence des Gouvernements du monde libre, l’année durant, devant les violations honteuses et indignes d’un pays qui a traversé l’essentiel de son histoire à se battre pour la liberté, témoigne de leur faillite morale et politique.

La ruée des décideurs des systèmes dit voguement et vaguement démocratiques vers l’apport de soutien et d’assistance à un régime des plus fermés et des plus arbitraires du 21e siècle que représente celui d’Alger, dévoile la face cachée d’un monde occidental néo colonial de plus en plus vorace et inhumain quant il s’agit d’établir certaines priorités.

L’année 2020 était aussi une occasion aux Algériens de confirmer que ce régime, installé dès l’indépendance par la force des armes, de la terreur et dans un esprit de déni total de tous les principes qui ont guidé la révolution de novembre, est irreformable, sclerosé et incapable d’oser la moindre ouverture politique. Pourtant le peuple Algérien a démontré ces deux ans de deuxième révolution qu’il est digne d’une démocratie majeure et d’un système plus ouvert et plus républicain.

L’année 2020 a fini ses jours en donnant le coup de grâce à un régime qui n’a même pas su faire une commande de vaccin à temps et, pris de court par ses propres incompétences, a dû se rabattre sur une potion douteuse qu’aucun État sérieux n’en a voulu sur son marché.

L’année 2021 débute et l’Algérie est à la croisée des chemins. Les Algériens sont condamnés à choisir “entre un avenir fait de sécurité démocratique et de libertés ou des perspectives sombres d’une reproduction d’un régime centré sur lui-même et isolé du monde”, précise à juste titre le chef de file des progressistes Mohcine Belabbas dans un post publié à l’occasion du nouvel an. 

“Le retour à la raison politique et à la sagesse chez les dirigeants de fait”, voici une voie de salut que le président du RCD a bien fait d’indiquer dès le début de cette nouvelle année, et que les concernés doivent emprunter dans l’urgence pour tenter de sauver l’essentiel en attendant d’avoir mieux.

“ Les Algériens ont trop souffert de voir leur pays à la traîne sur tous les plans, dans tous les domaines et à tous les niveaux. Il est plus que temps de mettre en place les fondations de l’État de droit et de progrès. C’est le grand défi que nous devons relever cette année”, dit le président du RCD que cette deuxième révolution en cours dévoile comme l’un des principaux acteurs politiques, appelés à jouer un rôle prépondérant dans la reconstruction de l’Algérie trop mise à mal par des décennies de gabegie, de mauvaises décisions, de tergiversations et surtout de tentations carriéristes morbides. Et y a-t-il meilleurs vœux pour l’Algérie que ceux exprimés par ce jeune démocrate au long cours militant ?

Arezki Lounis

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More

%d blogueurs aiment cette page :