Selon ses avocats : Walid Kechida souffre de troubles psychiatriques

 

Le collectif de défense de l’activiste du Hirak Walid Kechida, condamné lundi 4 janvier à trois ans de prison par le tribunal de Sétif, sort de son mutisme. Il révèle, pour la première fois, que le jeune souffre de troubles psychiatriques confirmés par des expertises effectuées à l’occasion de son procès. Cet élément, estime la défense, fait tomber la responsabilité pénale sur lui.

Dans une vidéo diffusée sur le compte du Collectif de défense des détenus du Hirak populaire pacifique, les avocats qui se sont exprimés sur le sujet affirment que le détenu a subi quatre expertises psychiatriques, dont trois ont confirmé les antécédents psychiatriques de Kechida qui souffrirait d’un trouble bipolaire pour lequel il est suivi depuis plus de 7 ans.

Ils affirment avoir déposé le dossier médical qui confirme les expertises psychiatriques, et alerte que son maintien en prison, dans son état actuel, «constitue une menace sur la santé du détenu ».

Poursuivant, le collectif de défense se dit persuadé que la condamnation de ce dernier fait suite à son activisme au sein du Hirak et dans l’exercice de son droit à la libre expression conformément à la Constitution.

Pour rappel, Walid Kechida est le fondateur d’un groupe Facebook dédié aux mèmes humoristiques.

Il avait été placé sous mandat de dépôt le 27 avril dernier. Lors de son procès qui s’est tenu le 21 décembre, le parquet avait requis cinq ans de prison ferme assortie d’une amende de 500.000 DA. Finalement, le juge l’a condamné à trois ans de prison ferme.

Massinissa Ikhlef

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