Sombres perspectives pour les caisses sociales

De sombres perspectives sociales se dessinent l’horizon. Premier segment à être impacté par la crise économique induite par la faillite des politiques suivies jusque-là par les différents gouvernements improductifs du régime en place, et accélérée par les effets dévastateurs de la pandémie actuelle, est celui des caisses sociales. Ces dernières sont toutes au rouge.

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale a révélé que 4 milliards de dinars  sont  consommés  chaque  mois  par  les remboursements des examens de dépistage de la Covid-19 (5 000 DA pour le scanner, 3 500 DA pour la PCR et 1 500 DA pour les tests biologiques ou antigéniques). À cela, s’ajoutent 530 millions de dinars remboursés, entre avril et novembre 2020, aux cliniques privées conventionnées avec la Cnas pour les accouchements. 

Le quotidien Liberté qui rapporte les propos du ministre du travail indique qu’à ces frais, sont additionnées les dépenses habituelles incompressibles : 242  milliards  de  dinars  au  titre  des  remboursements  de  médicaments et prestations médicales, 92 milliards de dinars d’aides aux hôpitaux (revalorisés à 102 milliards de dinars en 2021), 4,5 milliards accordés aux prestations fournies à des assurés par les 29 cliniques privées de cardiologie, 3,5 milliards dédiés au transport des malades et 1,5 milliard aux médecins conventionnés.

S’agissant de la CNR, son déficit a été évalué, durant l’exercice 2020, à 680 milliards de dinars.  Soit, 50% des  allocations  et  des pensions de retraite, selon les précisions du membre du gouvernement Djerad. 

“ Ce  déséquilibre  financier  est  induit  par  la  faiblesse  des ressources de la CNR. Il y a moins de cotisants et plus de retraités, notamment à cause de ceux ayant bénéficié de la retraite anticipée entre 2016 et 2018”, explique le ministre qui précise qu’actuellement, 2,3 salariés cotisent  pour  un  retraité, alors  que “pour avoir un équilibre financier, il faudrait avoir 5 cotisants pour un retraité”.

Nadia Mehir

 

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