58 ans après Aussares, on torture toujours à Alger

Plus de 58 ans après le départ du Général Aussares et son équipe de tortionnaires, l’Algérien continue de subir la Question. Avec autant de sauvagerie et de bestialité, si ce n’est plus.

Le cahier noir d’octobre, les témoignages de militants politiques d’avant la mise en place de la fausse vitrine démocratiques, qui ont dénoncé la torture n’ont rien changé au adeptes du rite sordide hérité des paras de la 10e division commandée par le sinistre Massu.

Les révélations de l’étudiant Walid Nekiche au tribunal de Dar El Beidha donnent froid au dos. Ils confirment ce qui a été déjà dénoncé par Karim Tabbou, Brahim Laalami et d’autres : Derrière les murs des institutions sensées protéger les citoyens, on pratique la torture sous ses formes les plus abjectes.

C’est choquant, c’est honteux, c’est indigne.. C’est trop. Le parquet doit s’auto-saisir et demander enquête approfondie. Les responsabilités doivent être situées et les parties impliquées dans l’horreur doivent répondre de leurs forfaits inhumains devant les tribunaux.

Walid Nekiche et toutes les victimes des néo-Aussares doivent être pris en charge, réhabilités et dédommagés. L’État doit leur présenter des excuses solennelles et affirmer que plus jamais ça ne va se reproduire. C’est le smig d’une réparation fortement réclamée.

Arezki Lounis

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