Considérant la communauté Algérienne comme source potentielle d’actes terroristes : La préfecture de Paris interdit la marche du Hirak

Coup de main honteux de la France officielle au régime d’Alger. La préfecture de Paris a pris la décision d’interdire la grande marche que projette d’organiser la communauté algérienne établie en France pour dénoncer la feuille de route de Tebboune.

La décision préfectorale prise 48 heures après avoir donné un accord de principe aux initiateurs qui avaient déposé la demande d’autorisation dans les délais requis.

La préfecture parisienne, apparemment devenue bonne élève de sa consœur Algérienne en matière de manipulation des textes, a avancé des arguments fallacieux pour expliquer l’inexplicable décision.

« Considérant le contexte électoral tendu en Algérie, il existe des risques sérieux de troubles à l’ordre public, sur le parcours des manifestations susvisées, en particulier à hauteur du consulat général d’Algérie, situé 3 ter rue de Charonne (Paris 11è ») ;

– Considérant la difficulté et la dangerosité des interventions des forces de l’ordre à proximité de très nombreux commerces dans les rues des 3ème, 11ème et 12ème. » arrondissements en cas de troubles avérés et des risques pour les clients s’y trouvant à proximité ;

Considérant enfin que, le dimanche 21février prochain, les services de police et de gendarmerie seront particulièrement mobilisés par d’autres missions dans la capitale et sa proche banlieue, dans un contexte de menace terroriste particulièrement aigue qui sollicite toujours à un niveau élevé les forces de sécurité intérieure pour garantir la protection des personnes et des biens contre les risques d’attentat, dans le cadre du plan VIGIPIRATE toujours activé et porté le jeudi 29 octobre 2O2O au niveau « urgence attentat » sur l’ensemble du territoire national après l’attentat survenu le jeudi 29 octobre au matin à Nice au sein de la basilique Notre-Dame de Nice, quelques jours après l’assassinat d’un professeur d’histoire-géographie à Conflans Sainte-Honorine par un terroriste islamiste ;

Considérant qu’il appartient dès lors à l’autorité de police compétente de prévenir les risques de désordres et les atteintes à l’ordre par des mesures adaptées, nécessaires et proportionnées ; »

Ce sont là les arguments sortis par le préfet de son chapeau pour motiver à la dernière minute son refus de voir le régime d’Alger, allié objectif de Paris, gêné sur son territoire.

Avancer les arguments de risques terroristes alors que la communauté algérienne a prouvé plusieurs fois son pacifisme et son caractère démocratique ne tient pas la route. Pire que ça, la préfecture de Paris insulte et stigmatise , par sa littérature de mauvais goût, la communauté Algérienne, considérée officiellement par la France officielle comme une source potentielle de terrorisme.

Notons enfin que la préfecture de Paris a concédé le droit d’organiser une manifestation statique sur la place de la République.

Arezki Lounis

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