Consultations politiques ou simples plaisanteries de fin de soirée entre copains et coquins ?

Le discours du chef de l’Etat continue d’alimenter les colonnes de la presse publique et privée alignée sur la voie tracée par le ‘pouvoir en place. Par une razzia médiatique sans précédent, les bras médiatiques du régime tentent désespérément de présenter son speech raté comme une réponse globale et satisfaisante des revendications populaires.

Pourtant, les slogans entendus hier à Khenchela et dans certaines localités de Béjaïa, Sétif, Bouira, Biskra, Mascara ou à Jolie Vue soulignent un refus total du contenu politique déroulé par Abdelmadjid Tebboune.

Hormis la décision de libérer quelques détenus d’opinion, rendue obligatoire par la forte mobilisation du Hirak au niveau national et la pression médiatique et diplomatique à l’international, Abdelmadjid Tebboune a fait table rase de toutes les revendications populaires.

Abdelmadjid Tebboune n’a même pas jugé utile et galant d’aborder, ne serait-ce que par politesse, les demandes de la nouvelle direction du FFS qui a montré des dispositions à adhérer à sa fiche de route. Le locataire du Palais d’El Mouradia n’a pas soufflé mot sur la demande-phare du FFS concernant l’opportunité ou pas d’une conférence nationale inclusive. Idem pour le point concernant l’ouverture du champs politique et médiatique, revendiquée accessoirement aussi par Jil Djadid de Djilali Sofiane et Lbina de Bengrina. 

Même pour la demande de libération des détenus d’opinion, bien que rendue inévitable par le Hirak et dictée par la velléité d’endiguer la grosse vague de contestation qui se profile, le chef de l’Etat l’a apparemment décidée comme manœuvre de propagande et de manipulation, des jours avant la consultation-ralliement politique de ces derniers jours. Certains analystes ont dit qu’il aurait pu au moins donner du grain à moudre à ses nouveaux alliés en soulignant que cette décision est prise en réponse à la demande des  « nouveaux frères de coups bas ».

Niet, le chef de l’Etat a préféré tenir la dragée haute à ses ralliés et rester hautain face à tout un peuple qui demande son départ. 

En définitive, Abdelmadjid Tebboune, n’en déplaise aux médias du régime et ses alliés anciens et nouveaux, continue sur sa démarche politique désastreuse et déconnectée des réalités nationales, ignorant au passage les revendications populaires et mettant même sur le compte des drôles plaisanteries de fin de soirée entre copains et coquins, les dernières pseudo consultations politiques.

Chabane Bouali

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