Lahouari Addi : La question qui hante les décideurs algériens est de savoir comment amadouer le hirak

 

Dans une publication sur sa page Facebook après la libération de quelques détenus d’opinion, le sociologue algérien Lahouari Addi s’est interrogé “s’ils ont été libérés grâce à la bonne volonté de Abdelmadjid Tebboune ou par crainte que la manifestation de Kherrata le 16 février dernier se reproduise le 22 février à Alger, Oran, Constantine…?” 

Pour Addi, “un homme politique ne commet aucun geste gratuitement. Dans les périodes révolutionnaires, les régimes en place utilisent la force et font des concessions en même temps” .

Le sociologue estime que “dans les deux cas, la contestation populaire se renforce. La répression lui donne des leaders passés par la prison, et les concessions la poussent à vouloir plus. La mécanique des révolutions est implacable”. 

Il n’a pas hésité à chercher dans l’histoire de l’humanité un cas similaire à la révolution des Algériens.

“ Selon des historiens, la reine Marie-Antoinette a fait distribuer des pains au chocolat aux insurgés parisiens en 1789. Tebboune ira-t-il jusqu’à distribuer du makrout sur la place Audin?” , écrit Lahouari Addi dans sa publication.

Il affirme aussi que “ la politique est et sera toujours un rapport de forces. La question qui hante les décideurs algériens est de savoir comment amadouer le hirak, cette conscience collective désincarnée. Tebboune, les généraux, le FLN… disent tous qu’ils appartiennent au hirak béni. Quand la répression et la coercition physique trouvent des limites à obtenir l’obéissance, les dirigeants utilisent la ruse” 

La conclusion de M.Addi s’est voulait une problématique : “ Le hirak I a mis le régime sur la défensive. Quel résultat obtiendra le hirak II ? ».

Moussa N.A

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