Le FUD estime que les Algeriens s’apprêtent à propulser une nouvelle dynamique à leur mouvement.

 

Les universitaires algériens regroupés dans le Forum des Universitaires pour la Démocratie (FUD) ont estimé dans un appel aux Algeriens, qui se veux un bilan et une proposition de perspective, que les Algériens et les Algériennes s’apprêtent à propulser une nouvelle dynamique à leur mouvement.

L’appel des universitaires s’est attardé sur l’analyse de la situation politique et les défis qui attendent notre pays

“ Deux ans après le déclenchement du mouvement révolutionnaire du 22 février 2019, la crise politique, à la base de ce mouvement est loin d’être réglée. Sur fond d’une grave crise politique liée à la nature du système politique, d’autres crises sociales plus lugubres s’annoncent, le déphasage entre la société et les institutions n’a pas cessé de s’approfondir, les pratiques du pouvoir n’ont pas changé, l’autoritarisme et la répression se sont prononcés, les atteintes répétées aux droits de la personne humaine se font à ciel ouvert, la gestion opaque des affaires courantes caractérise la gestion des désignés du système, la bureaucratie est toujours régit au mode de gouvernance. De larges pans de la société ont l’impression que le pouvoir n’a rien compris de la révolution que mène courageusement le peuple depuis 2 ans. Ce n’est certainement pas dans ces conditions que l’Algérie passera d’un système autoritaire à un système démocratique et pourra affronter les défis géopolitiques à venir” , lit-on dans l’appel du FUD.

Sans détours, les enseignants regroupés dans le FUD affirment que la date anniversaire du déclenchement du hirak “sera l’occasion pour les Algériens et les algériennes de se réapproprier les espaces concédés après leurs décisions conscientes d’arrêter les marches pour venir à bout de la pandémie du Covid 19, et démontrer qu’ils restent unis et solidaires à la fois pour face à la pandémie et réaliser toutes les revendications scandés y compris la rupture qui est indispensable au salut de la patrie” .

Sur un autre registre, le FUD s’est interrogé sur le sort réservé à la justice qu’il a qualifie d’une “justice aux ordres” .

Les Universitaires du FUD ne sont pas restés dans le constat et le commentaire sur la scène politique, ils ont formulé des propositions au hirak.

“Pour réussir cette révolution,  le Hirak doit aussi tirer les conclusions de deux années de luttes. Il doit s’adapter aux nouvelles exigences pour imposer la rupture radicale et pacifique avec le système et engager le changement radical tant espéré. Pour cela, il doit s’outiller.
Le premier outil : Ce sont des idées claires qui indiquent les objectifs à atteindre et la nature de l’Etat à construire. Cela doit se réaliser au bout d’une transition démocratique qui doit enfanter la démocratie la plus aboutie, celle qui consacrera les libertés, la justice sociale et qui favorisera l’implication continue de la société dans la sphère politique. C’est à cette exigence que le Hirak permettra de mobiliser les plus larges franges de la société, les forces vives, y compris celles qui hésitent par peur de l’inconnue.
Le second outil c’est l’auto-organisation et l’organisation de la société à tous les niveaux, autour de plateformes, de propositions et d’initiatives qui émanent de la base. Ce sont les collectifs, les coordinations, les rassemblements et les synergies de tous ces collectifs qui donneront la dynamique qui favorisera l’émergence d’une nouvelle élite politique et imposera le changement pour refonder l’Etat et changer le système politique sur des nouvelles bases, celles qui correspondent aux véritables intérêts de l’Algérie et de son peuple” , expliquent les animateurs du FUD

Les enseignants ont terminé leur sortie en appellant “le Hirak et l’ensemble de la société à mettre en œuvre ces deux taches vitales et incontournables” .

Moussa N.A

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