Le PAD réagit au discours de Tebboune : La demande populaire n’a pas été entendue

La première réaction politique de poids au dernier discours du chef de l’Etat Abdelmadjid Tebboune vient des forces de l’alternative démocratiques qui regroupe l’essentiel des partis démocrates et des acteurs de la société civile Algérienne. Le PAD estime que la demande populaire de changement démocratique radical est loin d’être entendue et que la contre révolution autoritaire ne lâche pas prise. 

Le PAD “  enregistre avec révolte la persistance obstinée du pouvoir à imposer un agenda visant à restaurer le système autoritaire par un nouveau coup de force électoral adossé à de multiples subterfuges clientélistes et étroitement encadré par le dispositif policier habituel”.

Partant d’un constat non complaisant, le PAD estime que “ la solution démocratique passe par l’arrêt définitif de la répression et des poursuites judiciaires contre l’action politique et citoyenne, la réhabilitation juridique, morale et matérielle totale de tous les détenus politiques et d’opinion et lerétablissement immédiat et inconditionnel des libertés publiques”.

Pour ce regroupement de démocrates, “le peuple algérien est en droit de dégager dans la transparence les voies et moyens juridiques, institutionnels et politiques nécessaires à la satisfaction de l’exigence citoyenne d’une transition démocratique basée sur un processus constituant souverain permettant d’édifier les fondations nécessaires à l’expression libre de la souveraineté populaire”. 

“ Victimes d’une confiscation violente de leur révolution citoyenne et d’une dégradation accélérée de leurs conditions de vie du fait des choix opérés unilatéralement par le pouvoir de fait depuis l’irruption du mouvement révolutionnaire, les Algériennes et les Algériens sont en droit de faire aboutir leur révolution démocratique par tous les moyens pacifiques, au demeurant inscrits dans les constitutions du régime (grèves, manifestations…).”, conclut le communiqué du PAD diffusé ce vendredi sur les reseaux sociaux et dans les rédactions. 

Nadia Mehir

 

 

#Déclaration du #PAD

Le Pacte pour l’Alternative Démocratique (PAD) saluela mobilisation citoyenne grandiose qui a rassemblé massivement des Algérien.ne.s de toutes les régions du pays dans la ville historique de Kherrata, le 16 février dernier. Activement présentes et fortement représentées sur les lieux, les forces du PAD constatent que la stratégie de la répression et la COVID 19 n’ont pas eu raison de la détermination du peuple algérien à faire aboutir pacifiquement et dans l’unité, les objectifs énoncés à travers le processus révolutionnaire enclenché en février2019. Le rejet populaire pour la politique des coups de forces, des faits accomplis et du replâtrage du système autoritaire se confirme à travers la reprise générale des luttes sociales, citoyennes et politiques pour la libération des détenus d’opinion et contre les politiques régressives et régressives du pouvoir.
En ce second anniversaire de la révolution populaire de février 2019, le PAD note avec inquiétude la dégradation générale des conditions de vie de larges couches de la population en raison de l’érosion continue du pouvoir d’achat et de l’accentuation du chômage qui touche désormais tous les âges ainsi que les conséquences d’une gestion politicienne de la pandémie de la Covid19.
Le gouvernement provoque une descente aux enfers du secteur productif national, tous services confondus, comme en témoignent les dizaines de milliers de sociétés en faillite qui laissent dans une situation dramatique des centaines de milliers de familles.
Le PAD qui milite pour le parachèvement de l’indépendance nationale par le biais de l’exercice de la souveraineté populaire effective, refuse de cautionner une démarche qui aggrave la déliquescence du tissu social et hypothèque toute politique de développement économique, social et humain. Cette politique antinationale pousse chaque jour davantage vers la rupture de tous les équilibres et menace de fait la paix et la sécurité nationales, voire expose le pays à l’intervention étrangère.
Les menaces sont d’autant plus réelles que l’appareil judicaire, dénué de toute autonomie, est l’otage d’une stratégie de répression et de règlements de compte claniques. Le maintien en prison de près d’une centaine de détenus d’opinion, la torture en représailles contre la jeunesse, la fermeture des champs médiatique et politique allant jusqu’à la criminalisation de l’activité partisane, ne peuvent qu’alimenter la dérive vers le pire.
Le PAD constate, hélas, après le dernier discours du Chef de l’Etat, que la demande populaire de changement démocratique radical est loin d’être entendue et que la contre révolution autoritaire ne lâche pas prise. Il enregistre avec révolte la persistance obstinée du pouvoir à imposer un agenda visant à restaurer le système autoritaire par un nouveau coup de force électoral adossé à de multiples subterfuges clientélistes et étroitement encadré par le dispositif policier habituel.
Les forces du PAD considèrent que le salut de l’Etat national et du peuple ne saurait découler de l’alignement des organisations de la société civile et des partis politiques sur une feuille de route qui vise à perpétuer le système autoritaire en place et reconduire les mêmes procédés et méthodes qui ont ruiné le pays.
La solution démocratique passe par l’arrêt définitif de la répression et des poursuites judiciaires contre l’action politique et citoyenne, la réhabilitation juridique, morale et matérielle totale de tous les détenus politiques et d’opinion et lerétablissement immédiat et inconditionnel des libertés publiques. Le peuple algérien est en droit de dégager dans la transparence les voies et moyens juridiques, institutionnels et politiques nécessaires à la satisfaction de l’exigence citoyenne d’une transition démocratique basée sur un processus constituant souverain permettant d’édifier les fondations nécessaires à l’expression libre de la souveraineté populaire.
Victimes d’une confiscation violente de leur révolution citoyenne et d’une dégradation accélérée de leurs conditions de vie du fait des choix opérés unilatéralement par le pouvoir de fait depuis l’irruption du mouvement révolutionnaire, les Algériennes et les Algériens sont en droit de faire aboutir leur révolution démocratique par tous les moyens pacifiques, au demeurant inscrits dans les constitutions du régime (grèves, manifestations…).
Alger le 18 février 2021

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More

%d blogueurs aiment cette page :