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Rencontre FFS-Tebboune : Ahmed Djeddaï rompt le silence

 

L’ancien premier secrétaire du front des forces socialistes (FFS), Ahmed Djeddaï, rompt le silence et donne son point de vue sur la dernière rencontre des membres de la direction du parti avec le président Tebboune.

« L’incompréhension ainsi que la consternation d’une grande partie des militants du FFS, de ses sympathisants ainsi que d’une partie de l’opinion nationale, suscitées par la rencontre de Monsieur Hakim Belahcel, membre de l’Instance Présidentielle du FFS et de Monsieur Youcef Aouchiche, Premier Secrétaire National, avec le Chef de l’État Monsieur Abdelmadjid Tebboune, me paraissent justifiées et soulèvent quelques interrogations légitimes », écrit-il dans un post sur sa page Facebook.

Refusant de faire dans « la polémique stérile » et d’avoir « une attitude agressive ou revancharde ou paternaliste », Ahmed Djeddaï a répondu aussi aux membres de la direction du parti.

« J’apporte mon point de vue puisque mon nom à été cité dans plusieurs publications de quelques dirigeants du Parti sur Facebook pour justifier la rencontre tenue avec le chef de l’Etat. Si le dialogue et/ou la négociation sont des vertus pour tout Parti politique, Syndicats, Associations ou Personnalités, il n’en demeure pas moins qu’ils doivent répondre à certains impératifs. En effet, avant toute rencontre de cette importance, il faut: définir son objectif et son contenu, connaitre à l’avance tous les partenaires devant être associés, définir d’un commun accord l’ordre du jour et s’assurer qu’il n’est pas préétabli unilatéralement par le promoteur de la rencontre, choisir l’opportunité et le timing de la rencontre, et enfin, identifier les avantages et les inconvénients de cette rencontre en organisant une concertation la plus large possible au sein de sa propre organisation », explique-t-il.

Revenant longuement sur les précédentes rencontres de la direction du FFS avec les anciens présidents, particulièrement Liamine Zeroual et Abdelaziz Bouteflika, Ahmed Djeddaï précise que la démarche de la nouvelle direction intervient dans un autre contexte.

« Concernant cette consultation, l’objectif était clair, à savoir, la mise en œuvre de la feuille de route du pouvoir depuis le scrutin présidentiel du 12_12_2019 suivi par la révision constitutionnelle du 01_11_2020, d’ailleurs rejetés massivement par la population et par le FFS. L’ordre du jour de la rencontre était aussi préétabli, à savoir, la poursuite de l’agenda électoral avec l’annonce probable des élections législatives anticipées (dans ce cas, selon la nouvelle constitution, les députés continueront à siéger jusqu’à l’élection de la nouvelle assemblée populaire nationale) », explique-t-il.

Le timing imposé par le pouvoir, ajoute Djedai, « n’est pas anodin ». « Cette série de consultations est choisie à quelques jours de l’anniversaire du déclenchement du mouvement révolutionnaire (HIRAK) à Kherrata le 16-02-2019 et généralisé à tout le territoire national le 22-02-2019. ‘’La ficelle est trop grosse’’. Tout est fait pour tenter de casser ce mouvement révolutionnaire salvateur pour l’Algérie », souligne-t-il.

Massinissa Ikhlef

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