Hirak : des femmes ayant pris part aux marches, persécutées au travail

 

Le collectif des femmes libres du Hirak dénonce une nouvelle forme de répression qui cible les manifestantes sur leur lieu de travail. Dans un communiqué rendu public, aujourd’hui, ce collectif affirme que des femmes ayant pris part aux marches du Hirak se sont retrouvées en difficulté au boulot.

« Depuis la reprise du Hirak, les décideurs n’ont pas cessé de persécuter les femmes actives au sein du Hirak. En parallèle, une campagne de répression est menée contre les travailleuses militantes qui subissent des intimidations et des menaces de licenciement si elles continuent à participer aux marches du Hirak », lit-on dans ce document.

Cela s’est produit, selon le communiqué, à Guelma, à Alger, à Bechar, à Annaba, à Chlef et à Msila. Les manifestantes, accuse le collectif, ont été filées durant la marche du vendredi pour ensuite les dénoncer auprès de leurs employeurs.

« Ne s’arrêtant pas à la répression policière et judiciaire et aux emprisonnements. Le pouvoir visiblement très mal à l’aise et dérangé par l’ampleur de l’implication des femmes dans pérennité du Hirak, tente coute que coute de briser l’élan des femmes engagées en s’attaquant à celles qui travaillent pour leur couper les vivres et les acculer en temps de crise économique, socialement très pesante sur leurs foyers et leurs familles », dénonce la même source.

Et d’ajouter : « Le Collectif des Femmes Libres du Hirak dénonce les menaces de licenciement et le chantage faits aux femmes par le pouvoir sur les lieux de travail pour les empêcher de participer aux marches pacifiques aux cotés de millions d’Algériens manifestants dans la rue depuis plus de deux années ».

Selon l’organisation, il s’agit là  « d’atteintes graves aux droits des femmes travailleuses ».

Massinissa Ikhlef

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