Répression de la marche de Bejaia : le Collectif des Enseignants et ATS dénonce

 

Le Collectif des Enseignants et ATS de l’université de Bejaia dénonce vigoureusement la répression, hier, de la marche des étudiants. « La marche de la communauté universitaire de Bejaia, du mardi 16 mars 2021, restera dans les annales de par l’ampleur de la répression que les étudiants, les enseignants et les ATS ont subie », lit-on dans une déclaration rendue publique aujourd’hui.

Les signataires rappellent que « les forces de la répression, sur ordre d’un régime aux antipodes des attentes du peuple algérien, et après avoir empêché la tenue du débat populaire du lundi au niveau de la placette Saïd Mekbel, ont procédé aujourd’hui (hier ndlr) à l’interdiction musclée de la marche de mardi de la communauté universitaire soutenue par la société civile, bafouant ainsi l’un des plus importants droits constitutionnels du citoyen algérien : le droit de manifester pacifiquement et d’exprimer librement son opinion. Des blessés et des arrestations ont malheureusement été déplorés ce matin ».

Poursuivant, ils condamnent cette « répression est inqualifiable non seulement des universitaires, mais aussi des militants de la société civile de Bejaia qui ont été arrêtés et embarqués avant même le début de la marche ». « La matraque du policier n’a pas à être levée contre le citoyen algérien, quel que soit son statut, son rang ou sa profession », ajoute-t-on dans la même déclaration.

« Notre collectif tient à remercier vivement la société civile de Bejaia qui a répondu présente comme à chaque fois et qui a tenu à soutenir les universitaires en se déplaçant vers le campus encerclé par la police aux ordres du régime liberticide. Notre combat est le même, et notre solidarité et notre pacifisme sont et seront toujours nos armes les plus puissantes », précise la même source.

Selon la déclaration, « pour faire passer sa feuille de route, le pouvoir a, à l’évidence, décidé de jouer dans son terrain de prédilection : la violence ». « Nous ne le laisserons pas faire, et nous ne tomberons jamais dans leur piège sournois », affirme le collectif.

Les signataires réitèrent, au passage, leur détermination à « continuer à marcher pacifiquement et à revendiquer un Etat de droit et de justice, une Algérie libre et démocratique ». « Nous n’abdiquerons jamais. Nous ne lâchons rien ! », affirment-ils.

Massinissa Ikhlef

Collectif des Enseignants et ATS de l’université de Béjaia

Déclaration

Basta à la répression !

La marche de la communauté universitaire de Béjaia, du mardi 16 mars 2021, restera dans les annales de par l’ampleur de la répression que les étudiants, les enseignants et les ATS y ont subie.

En effet, les forces de la répression, sur ordre d’un régime aux antipodes des attentes du peuple algérien, et après avoir empêché hier la tenue du débat populaire du lundi au niveau de la placette Said Mekbel, ont procédé aujourd’hui à l’interdiction musclée de la marche de mardi de la communauté universitaire soutenue par la société civile, bafouant ainsi l’un des plus importants droits constitutionnels du citoyen algérien : le droit de manifester pacifiquement et d’exprimer librement son opinion. Des blessés et des arrestations ont malheureusement été déplorés ce matin.

Le Collectif des Enseignants et ATS de l’université de Béjaia dénonce vigoureusement cette répression inqualifiable non seulement des universitaires, mais aussi des militants de la société civile de Béjaia qui ont été arrêtés et embarqués avant même le début de la marche. La matraque du policier n’a pas à être levée contre le citoyen algérien, quel que soit son statut, son rang ou sa profession.

Notre collectif tient à remercier vivement la société civile de Béjaia qui a répondu présente comme à chaque fois et qui a tenu à soutenir les universitaires en se déplaçant vers le campus encerclé par la police aux ordres du régime liberticide. Notre combat est le même, et notre solidarité et notre pacifisme sont et seront toujours nos armes les plus puissantes.

Pour faire passer sa feuille de route, le pouvoir a, à l’évidence, décidé de jouer dans son terrain de prédilection : la violence. Nous ne le laisserons pas faire, et nous ne tomberons jamais dans leur piège sournois.

Nous continuerons à marcher pacifiquement et à revendiquer un Etat de droit et de justice, une Algérie libre et démocratique. Nous n’abdiquerons jamais. Nous ne lâchons rien !

Pacifique, pacifique, Transition démocratique !
À bas la répression, Liberté d’expression !
Pour un Etat civil et non militaire !
Pour une Algérie libre, démocratique et plurielle !

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