Dérapage sous silence de la justice : Des médias violent le secret d’instruction et foulent au pied le droit de présomption

Nouveau rebondissement dans l’affaire du jeune mineur Said Chetouane. Alors que l’instruction a à peine commencé, son secret est ostentatoirement violé par certains médias proche du régime, connus pour leur penchant immoral à faire feu de tout citoyen, bénéficiant de la présomption d’innocence.

Certains médias qui s’étaient illustrés par le passé dans des campagnes de dénigrement contre des activistes, des hommes politiques et des partis politiques, se sont ditingués aujord’hui par dérouler au grand public ce qu’ils prétendent être dans le dossier de l’instruction judiciaire.

Comme d’autres par le passé, Mohamed Tadjadit et les autres jeunes arrêtés dans le cadre de l’enquête sur la vidéo de Said Chetouane, sont présentés comme des dealers, des consommateurs de drogues et autres vices. Ils sont condamnés à l’avance dans un procès médiatique qui ne s’embarrasse d’aucune forme d’éthique.

Première réaction à ce dérapage grave et dangereux, la LADDH, par la voix de son vice-président Said Salhi , dénonce « certaines déclarations et articles de presse en lien avec l’affaire du mineur Saïd Chetouane, tirés apparemment du dossier d’instruction en violation flagrante des garanties d’un procès équitable ».

Le militant des droits de l’homme estime que « sauf retournement de situation, le sort de Tadjadit Mohamed et ses compagnons est déjà scellé ».

« Je souhaite que les juges ne vont écouter que leurs consciences, dire le droit et faire justice », conclut le vice-président de la LADDH.

Le plus grave encore est le laisser-faire des autorités concernées et le silence de l’ARAV, trop bavarde sur des “entorses” beaucoup moins impactantes.

Arezki Lounis

 

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