Affaire de l’enfant Said Chetouane : Le procureur général de la Cour d’Alger donne des détails sur l’enquête en cours

Le procureur général près la Cour d’Alger a animé, ce lundi soir, une conférence de presse où il est revenu sur des détails dans l’affaire de l’enfant Said Chetouane qui a fait couler beaucoup d’encre et animé les débats de ces dernières heures.

Selon le procureur général, l’institution judiciaire, et dans le cadre de l’enquête en cours, a auditionné l’enfant en présence de son père et de sa mère.

L’enfant a assuré qu’il a été victime d’une seule agression physique de la part de la police au moment de son interpellation. D’après les affirmations de l’enfant, il a été bousculé de derrière, une seule fois,  à l’aide d’un talkie-walkie.

L’enfant a été présenté à deux médecins légistes de l’hôpital Mustapha Bacha en présence de sa maman. La victime a refusé qu’il s’expose , peut être par pudeur, à l’expertise médicale et le tribunal ne peut que respecter sa volonté. Les médecins ont toutefois délivré un certificat médical où il est établi que l’enfant ne présente aucune séquelle apparente d’agression physique sur son corps, hors les parties génitales non examinées.

Dans son exposé, le procureur général fait savoir que l’enfant, résidant dans la wilaya de Blida, est ramené à Alger par deux individus de sa connaissance, sans donner leur identité.

Il dévoile également qu’on le ramène à Alger participer aux manifestations depuis deux ans, autrement dit depuis qu’il avait l’âge de 13 ans.

L’enfant, selon le magistrat, est actuellement présenté devant le juge des mineurs. Ce dernier a décidé de placer l’enfant sous l’autorité de sa mère avec obligation à cette dernière de veiller sur lui et ses activités. Comme il a été décidé de mener une enquête sociale sur ses conditions de vie.

Le père de l’enfant a décidé, de sa part, de porter plainte contre toutes les personnes qui ont instrumentalisé l’enfant et l’ont manipulé pour des objectifs imprécis.

Le procureur général a promis de revenir informer l’opinion publique dès que de nouveaux éléments surgissent dans l’enquête toujours en cours.

Nadia Mehir

 

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More

%d blogueurs aiment cette page :