Ali Ghediri : le comité pour sa libération interpelle Abdelmadjid Tebboune

 

Le comité pour la libération d’Ali Ghediri et ses avocats compte « lancer un appel pressant » au chef de l’Etat Abdelmadjid Tebboune pour mettre un terme « à l’injustice » dont fait l’objet le détenu politique.

Intervenant, aujourd’hui, lors d’une conférence de presse, les membres du comité et les représentants de la défense estiment qu’il s’agit là de l’ultime recours, d’autant que « la justice refuse de se libérer ».

« Le dossier d’Ali Ghediri est vide. Il n’y a rien à défendre lors du procès et je pense sérieusement à me déconstituer», affirme Me Miloud Brahimi, en dénonçant, au passage, « une grave régression de la justice algérienne. »

« Devant cette situation, il reste qu’à lancer un appel pressant au président de la république qui entend bâtir une nouvelle Algérie pour que cette nouvelle Algérie soit accompagnée d’une justice nouvelle », précise-t-il.

Les avocats présents aussi lors de cette conférence, à savoir Aouicha Bakhti et Me Chafai, ont dénoncé aussi l’attitude des juges qui refusent d’appliquer la loi et de libérer Ali Ghediri.

« La décision de la chambre d’accusation près la Cour d’Alger a été rejetée par la Cour suprême. Mais la programmation du procès d’Ali Ghediri risque d’être renvoyée à l’automne prochain », précise Aouicha Bakhti.

Dans une lettre à l’opinion publique, Ali Ghediri dénonce « l’arbitraire dont il est l’objet ».

«Lorsque l’arbitraire s’érige en règle dans le fonctionnement des institutions et que les établissements pénitentiaires de la république soient détournés de leur vocation première pour servir de lieux de confinement pour ceux que le pouvoir désigne comme opposant pour étouffer les voix. Le silence devient caution et la complicité une posture assumée pour ne pas en dire davantage », indique-t-il.

Et d’enchaîner : « Il est notamment ainsi, lorsque ces opposant n’ont fait qu’exprimer une opinion, une idée, un projet de société, ou, seulement se porter candidat aux élections présidentielles avec la promesse de rompre avec le système qui a mis l’Algérie à genoux. Lorsque les libertés fondamentales font défaut, ces actes banals, ces formes d’expression citoyenne sont assimilées par les décideurs à un crime ; si tant est qu’il le soit, je l’assume ».

Massinissa Ikhlef

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