Archives : « les historiens algériens ne veulent pas faire de la recherche », selon Abdelmadjid Chikhi

Le directeur du centre national des archives, Abdelmadjid Chikhi, tacle violemment les historiens qui s’en sont plaints, il y a quelques semaines, du verrouillage des archives.

« Je vais vous dire une chose : la salle de lecture est toujours vide. Ces sont des étrangers qui viennent, mais pas les Algériens. Nos historiens ne veulent pas faire de la recherche. Et je le dis à partir de ce centre », lance-t-il, dans une déclaration à la presse faite, aujourd’hui, en marge d’une rencontre sur le rôle de l’association des Oulémas.

Cependant Abdelmadjid Chikhi se défend concernant le libre accès à toutes les archives. Selon lui, « les plaintes des historiens ne sont pas fondées ». « Nous appliquons la loi et les pratiques d’usage au niveau de tous les centres d’archives à travers le monde. Dans le monde entier, il y a des archives communicables et des archives non communicables », soutient-il, affirmant qu’en France, « on a ouvert les archives concernant l’assassinat de Maurice Audin, mais elles ont été vite refermées ».

Interrogé sur le fait qu’il n’a pas élaboré un rapport sur la mémoire, comme l’a fait Benjamin Stora, Abdelmadjid Chikhi affirme qu’il n’a jamais été chargé d’une telle mission. « Vous n’avez pas à vous mêler du rapport Algérien s’il existe ou non. Comment vous savez qu’il devait y a avoir un rapport ? Qui vous a dit qu’il y aura un rapport ? Je n’ai jamais été désigné pour faire un rapport », déclare-t-il.

Massinissa Ikhlef

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