Dictature Algérienne : Un professeur d’université passe 9 heures au commissariat à cause d’une opinion

Le visage horrible de la nouvelle dictature se découvre au fil des jours. Hier vendredi, un professeur de physique à l’université de Bab Ezzouar a été brutalement arrêté et conduit au commissariat du 6e arrondissement où il passe plus de 9 heures. Il ne sera relâché qu’au beau milieu de la nuit.

Ce samedi, il est destinataire d’une convocation à comparaitre, ce lundi 19 avril, par devant le procureur de la république du tribunal de Sidi M’hamed. On apprend également que son téléphone portable a été confisqué.

Le professeur Abdeslam Mehana, militant engagé et membre du collectif des universitaires CNUAC, portait dans ses mains une pancartes réclamant la libération des détenus d’opinion au moment de son interpellation musclée, témoignait un internaute dans un post-alerte sur sa page Facebook.

La nouvelle a très vite fait le tour des carrés de la marche qui se déroulait à Alger. Une foule nombreuse s’est dirigée au commissariat sis à proximité du boulevard Didouche Mourad pour y organiser un sit in de soutien. Le président du RCD, Mohcine Belabbas et une bonne partie de la direction du parti, était parmi les plus visibles.

L’interpellation d’un professeur d’université d’une façon aussi brutale et son maintien des heures durant un commissariat de police à cause d’une opinion pacifiquement exprimée est un signal fort de la descente de l’Algérie au plus profond de l’intolérable politique. Le changement de cap pour l’Algérie est plus qu’une exigence politique . Il devient un impératif de l’Histoire.

Chabane Bouali

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